Vidéo "Je ferai toujours échec à l'extrême droite, quelle que soit la configuration", insiste Anne Hidalgo, maire PS de Paris

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Si Anne Hidalgo pense que les Français sont prêts à élire une femme, elle considère que s'il s'agissait de l'extrême droite, même incarnée par Marine Le Pen, sa "sororité ne serait vraiment pas au rendez-vous".

"Pour ma part, je ferai toujours échec à l'extrême droite, quelle que soit la configuration, et j'appellerai toujours à faire échec à l'extrême droite", a déclaré lundi 8 mars sur France Inter Anne Hidalgo, la maire PS de Paris. Celle qui est présentée comme une possible candidate à la future élection présidentielle a répété qu'elle prendra "part au débat national".

Interrogée sur les sondages montrant que de nombreux électeurs ne sont plus prêts à faire barrage à l'extrême droite, notamment en cas de second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Anne Hidalgo répond que "l'extrême droite, c'est le chaos assuré, ce ne sont pas nos valeurs, ce ne sont pas ce ne sont pas les valeurs républicaines de la France".

Ne pas fermer le "jeu démocratique"

Anne Hidalgo a récemment déclaré dans la revue L'Hémicycle que les Français étaient prêts à élire une femme présidente. Pensait-elle à Marine le Pen ? "Je ne pensais pas à elle", répond la socialiste. "Je ne vais pas dire que ce n'est pas une femme. Mais je pense qu'elle présente des caractéristiques qui sont d'une autre nature : elle est l'extrême droite (…) Évidemment que face à l'extrême droite, même incarnée par une femme, ma sororité ne serait vraiment pas au rendez-vous", assure la maire de Paris. Au passage, elle dénonce les "blocages dans le monde du pouvoir" qui font qu'aucune femme n'a occupé le poste de Premier ministre depuis Édith Cresson.

Anne Hidalgo appelle par ailleurs à ne "pas fermer le jeu démocratique en considérant que, aujourd'hui, un peu plus d'un an avant cette échéance [de 2022], les jeux seraient faits et qu'on connaîtrait déjà les offres politiques et les candidats, et même le résultat du premier et du second tour". Elle appelle également "à faire vivre le débat politique" et répète qu'elle veut "prendre sa part" dans ce débat. Avant de prendre une décision pour l'échéance de 2022, Anne Hidalgo affirme avoir "besoin de non pas conforter" son point de vue, "mais d'aller rencontrer les citoyens, de discuter, ce que je compte faire en allant" sur le terrain, "en m'appuyant notamment sur mes amis maires partout en France". Elle assure dans le même temps qu'elle reste "à la tâche en tant que maire" de Paris.

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