Tribune "2022 (vraiment) en commun" : "Il faut un changement radical des politiques publiques dans notre pays", estime Damien Carême, député européen EELV

L'élu estime que l'écologie pourrait être un sujet pour réunir la gauche. 

Damien Carême en mai 2019. 
Damien Carême en mai 2019.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Dans une tribune intitulée "2022 (vraiment) en commun", publiée samedi sur franceinfo.fr, des élus et activistes de gauche appellent à "une alternative écologique, sociale et démocratique" pour la présidentielle. "Il faut un changement radical des politiques publiques dans notre pays", a affirmé samedi 10 octobre sur franceinfo Damien Carême, députée européen EELV, l'un des signataires de cette tribune.

"Il y a quelque chose de commun à travers ce que défend La France insoumise, une partie du Parti socialiste, le Parti communiste, Europe Écologie-Les les Verts et certains plus au centre. Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui nous rassemblent aujourd'hui", assure Damien Carême. "Ce que je veux, c'est mettre un terme à cette société dans laquelle les riches sont de plus en plus riches. On a une explosion de la pauvreté dans le pays. Il y a vraiment des problèmes sociaux, il y a un problème de redistribution des richesses."

L'écologie est partagée par beaucoup de concitoyens. On voit bien cette inquiétude qui monte face à l'alimentation, face à la qualité de l'air, face à l'eau, face à la mobilité. Je pense que cela réunit largement, que cela dépasse la gauche.Damien Carêmeà franceinfo

Le député européen veut "mettre fin" à la politique actuelle portée par "quelqu'un [Emmanuel Macron] qui piétine l'écologie au quotidien avec la réintroduction des néonicotinoïdes, avec le non-respect des engagements de l'accord de Paris".

Eviter les "combats de coqs" à gauche

"On a un problème avec le régime présidentiel dans notre pays", estime Damien Carême. "La présidentielle va tout déterminer. Je trouve ça complètement malheureux, parce qu'on voit bien qu'il n'y a pas d'homme providentiel. L'actuel président de la République a fait croire qu'il allait l'être. On voit le résultat deux ou trois ans après."

"La présidentielle ne m'intéresse qu'à moitié", précise Damien Carême. Il s'intéresse surtout à "l'Assemblée nationale" et attend "des lois qui sont faites pour aller dans l'intérêt d'une meilleure qualité de vie dans notre pays, d'une meilleure approche sociale de nos pays et d'une meilleure répartition des richesses. C'est cela qu'on appelle de nos voeux."

Au-delà d'un "combat de coqs" qu'il peut percevoir chez certains politiques de gauche, Damien Carême veut croire "à l'intelligence de ces hommes et ces femmes politiques de gauche, de ces partis". Il se réjouit aussi de voir "la société civile qui est en marche aujourd'hui". "Je pense que les mouvements de jeunesse, les mouvements pour le climat et tout ce que l'on voit aujourd'hui qui se déroule en France, il y a une vraie prise de conscience. On l'a vu avec le résultat des élections européennes. On l'a vu avec leurs résultats aux élections municipales. Je pense qu'on peut y arriver".