Présidentielle : Xavier Bertrand pour un "mandat unique non renouvelable" de six ans

Candidat possible de la droite à l'élection présidentielle de 2022, le président de la région Hauts-de-France propose de réformer le quinquennat, pour éviter que le président ne "pense beaucoup trop à sa réélection".

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Le président de la République, Emmanuel Macron, et le président de la région Hauts-de-France, le 22 novembre 2019 à Nesle (Somme). (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, potentiel candidat de la droite à la présidentielle, s'est dit mercredi 23 septembre "favorable à un mandat unique non renouvelable" d'une durée de "six ans". Un mandat non-renouvelable placerait le chef de l'Etat "au-dessus des partis et des jeux de succession, en créant une relation très différente avec les Français", car il "se concentrerait vraiment sur l'action alors qu'aujourd'hui, il pense beaucoup trop à sa réélection", affirme l'ancien ministre de la Santé dans les colonnes du Monde.

Favorable au référendum

"Si l'on revenait au septennat, il y aurait forcément un risque de non-concordance des échéances voire de cohabitation", ajoute Xavier Bertrand qui mène une offensive dans les médias depuis quelques jours pour dire sa détermination face à l'échéance de 2022, même s'il ne compte pas revenir chez LR qu'il a quitté il y a trois ans. Il faudrait selon lui "que l'année de la présidentielle, les députés soient élus pour six ans et le Sénat renouvelé pour moitié pour six ans" et "à mi-mandat présidentiel, nous regrouperions l'ensemble des élections locales la même année et renouvellerions l'autre moitié du Sénat".

Par ailleurs, "on ne redonnera confiance aux Français qu'en leur redonnant la parole et le pouvoir de décider par référendums", explique Xavier Bertrand.

Aujourd'hui, les présidents se méfient des référendums car ils ont peur d'être désavoués et donc de compliquer leur réélection.

Xavier Bertrand

dans "Le Monde"

Critiquant la "déconnexion" d'Emmanuel Macron, le président de la région Hauts-de-France se dit dans cet entretien convaincu que "la plus grande intelligence ne remplacera jamais l'expérience". La République en marche, "c'est fini dans le pays réel", affirme-t-il, estimant qu'"un parti seulement lié à une personne est forcément dépendant de sa popularité".

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