Présidentielle : "Tout est prêt" pour l'entrée en campagne d'Emmanuel Macron, qui a "une France d'avance", selon Stanislas Guerini (LREM)

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Le délégué général de La République en Marche a confié sur franceinfo se "sentir déjà en campagne" et a ébauché les grandes lignes du projet du futur candidat Macron sur l'éducation.

"Tout est prêt" pour l'entrée en campagne d'Emmanuel Macron, a assuré Stanislas Guerini, délégué général de La République en Marche, ce lundi sur franceinfo. Selon les informations de franceinfo, le président de la République ne se déclarera pas candidat à la présidentielle avant la semaine du 28 février. "Cette volonté-là" de briguer un second mandat "est évidente de sa part", a souligné celui qui est aussi député de Paris, mais "faire campagne aujourd'hui", au vu de la crise ukrainienne qui se prolonge, "c'est effectivement beaucoup plus difficile".

"Depuis des mois, nous avons été sur le terrain, et d'une certaine façon, je me sens en campagne, a poursuivi Stanislas Guerini. On l'a fait pour promouvoir notre bilan, on l'a fait pour aller écouter les Français aussi." "On parle au fond dans cette campagne de tout ce qui est accessoire pour ne pas parler de tout ce qui est essentiel, a-t-il regretté. Est-ce qu'on est capable de retrouver la maîtrise de notre destin collectif ? C'est ça la question qui a été posée par cette crise" sanitaire.

Le délégué général de La République en Marche "souhaite" ainsi que le prochain quinquennat soit "un quinquennat du plein emploi, c'est-à-dire de l'adéquation entre les besoins du pays et les talents et les compétences". Pour lui, "ça doit être un axe majeur dans cette campagne". "Le rapport au temps, à l'espace, à la façon de se former, peut-être tout au long de sa vie, ce sont des questions qui sont absolument centrales" qui "devraient occuper un peu plus le débat présidentiel aujourd'hui".

Une ébauche de projet sur le volet éducation

Quant à l'éducation, "c'est là où tout commence", a martelé le député parisien. "On voit bien qu'il y a un enjeu pour remettre les professeurs au centre de notre société, la valorisation de leur parcours, la valorisation des rémunérations des enseignants", a déclaré celui qui a "toujours plaidé qu'il faut augmenter la rémunération des professeurs, y compris en décalant la réforme des retraites".

Il faut aussi "être capable de revoir l'organisation" dans l'éducation. "À Marseille, le président de la République a lancé un projet pour donner à des établissements un peu plus d'autonomie" et "avoir la capacité de choisir leur équipe pédagogique, avoir un petit peu plus la maîtrise sur ce qui est fait au sein de l'établissement", a-t-il rappelé. Faut-il étendre cette expérimentation ? "Je le crois", a répondu Stanislas Guerini, malgré les critiques.

"Cette élection, ça doit être celle du projet", a insisté le député, qui déplore "une campagne qui regarde dans le rétroviseur". "Aujourd'hui, il faut regarder devant. Je pense que le président de la République, au fond, a une France d'avance par rapport à ses concurrents", a-t-il lancé.

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