Présidentielle 2022 : Eric Zemmour accueilli par une manifestation d'opposants lors d'un déplacement à Menton

"Ces gens agissent contre la survie de la France. Je considère que ce sont des ennemis", a réagi le candidat d'extrême droite, alors que des membres d'associations d'aide aux migrants étaient venus protester contre sa venue.

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Eric Zemmour quitte le poste frontière de Menton (Alpes-Maritimes), le 21 janvier 2022. (VALERY HACHE / AFP)

Un comité d'accueil peu commun. Le candidat d'extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour a été accueilli par une centaine de manifestants au poste-frontière de Menton (Alpes-Maritimes), où il était venu parler d'immigration, vendredi 21 janvier.

"Moins de Zemmour, plus d'amour", "vive la France de la diversité et de l'inclusion", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants. Parmi eux, figurait l'agriculteur Cédric Herrou, un temps poursuivi pour avoir convoyé des migrants venus d'Italie et organisé un camp d'accueil en 2016 dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne.

Les associations d'aide aux migrants "agissent contre la survie de la France. Je considère que ce sont des ennemis. Ils seront traités comme des ennemis. Il n'y aura plus de subventions qui seront versées. (...) Cédric Herrou devrait être en prison", a déclaré à la sortie du poste-frontière Eric Zemmour, qui doit tenir samedi un meeting à Cannes.

Une série de déplacements perturbés

Sur le fond, Eric Zemmour, qui était entouré de ses deux nouvelles recrues en provenance du Rassemblement national, Jérôme Rivière et Damien Rieu, a qualifié "d'apocalyptique" la timide reprise de l'immigration en 2021, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur publiés jeudi. Il a par ailleurs proposé de rétablir le délit de séjour irrégulier, censuré par le Conseil constitutionnel au nom du principe de "fraternité", et assuré qu"il "remettr[ait] en place les charters collectifs de clandestins", s'il est élu en avril.

Mercredi, le déplacement du candidat à Calais (Pas-de-Calais) avait déjà été perturbé par des militants associatifs et anti-fascistes. En novembre, le candidat avait aussi été chahuté lors d'un déplacement à Marseille (Bouches-du-Rhône).

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