Le conseiller de Hollande, Bernard Poignant, rallie Macron et va quitter l'Elysée

"Je ne peux porter ma voix sur un candidat qui a mené une fronde", explique l'ancien maire de Quimper (Finistère), à l'encontre de Benoît Hamon.

Bernard Poignant (à droite) et François Hollande, le 23 avril 2012 à Quimper (Finistère).
Bernard Poignant (à droite) et François Hollande, le 23 avril 2012 à Quimper (Finistère). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Son nom n'est pas des plus connus, mais son ralliement est hautement symbolique. Bernard Poignant, très proche conseiller de François Hollande, a décidé de soutenir la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle, mardi 21 mars. Il va donc quitter l'Elysée dans les prochains jours, pour ne "pas impliquer indirectement le chef de l'Etat dans son choix".

Emmanuel Macron est le seul candidat issu des rangs de la gauche qui peut se qualifier pour le second tour de l'élection et éviter un face-à-face Le Pen-Fillon.Bernard Poignant, conseiller de François Hollandecommuniqué

Bernard Poignant a expressément évoqué son désaccord avec le candidat PS Benoît Hamon, non sans ressentiment sur le quinquennat passé : "Je ne peux porter ma voix sur un candidat qui a mené une fronde et a voulu censurer donc renverser le gouvernement nommé par le président."

"Hollande est libre de ses choix, moi des miens"

Ami de longue date du président de la République, Bernard Poignant, ancien député-maire de Quimper (Finistère), assure que son choix n'engage pas le président de la République. "Je ne veux pas apparaître comme une tête de pont ou un poisson-pilote (...). François Hollande est libre de ses choix et moi des miens."

Le président de la République n'a pas encore fait connaître son choix mais, parmi ses proches, beaucoup sont favorables à la candidature de l'ex-ministre de l'Economie, leader d'En Marche. Dans son communiqué, Bernard Poignant annonce également qu'il soutiendra la candidature du ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, aux législatives à Quimper.