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Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine est "un dictateur" qui devra "répondre de ses crimes", estime Valérie Pécresse

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Article rédigé par franceinfo
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La candidate Les Républicains demande au gouvernement un "inventaire des biens saisis" et se dit "favorable" à ce que la France se passe du gaz russe.

Vladimir Poutine est "un criminel de guerre, un dictateur" qui devra "répondre de ses crimes", a estimé Valérie Pécresse, candidate LR à l'élection présidentielle, ce mercredi sur franceinfo. "Bien sûr" que les images de Boutcha, en Ukraine, "sont vraies" et "il va falloir que la Cour pénale internationale s'en saisisse", a-t-elle souligné.

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Valérie Pécresse dénonce les positions de l'extrême droite et de l'extrême gauche qui "ne veulent pas condamner" Vladimir Poutine en tant que dictateur "parce qu'elles sont fascinées par lui". Elle estime que les deux camps sont "discrédités pour présider la France", quand ils espèrent refaire du leader russe un allié après la guerre ou quand ils mettent en doute la véracité des images du massacre des civils à Boutcha.

En revanche, elle ne se prononce pas clairement sur la demande du président ukrainien Volodymyr Zelensky d'exclure la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU, estimant qu'il "ne faut pas confondre la Russie et Vladimir Poutine".

"Où sont les biens saisis ?"

La candidate Les Républicains demande par ailleurs à ce que le gouvernement fasse "l'inventaire des résultats" des sanctions qui ont été prises contre les oligarques russes : "Où sont les biens saisis ? Qu'est-ce qu'on a saisi à part un pauvre yacht dans la mer Méditerranée ? Moi, je veux que le gouvernement nous rende des comptes sur les sanctions et qu'on mette les réfugiés ukrainiens dans les biens saisis aux oligarques russes."

Valérie Pécresse est aussi "favorable à ce qu'on se passe" du gaz russe, sans expliquer comment l'absence de ce gaz sera compensée. Elle critique le gouvernement qui n'a pas "sécurisé des approvisionnements", qui n'a pas "vu les signaux faibles" annonçant cette guerre. Elle estime qu'il faut "changer de capitaine" et assure que, si elle est élue présidente de la République, elle ne laissera plus "humilier" la France.

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