Présidentielle : Christiane Taubira "refuse de renoncer à la victoire" et de considérer que la gauche est "battue"

La primaire populaire, "ce n'est pas une logique d'élimination, mais une logique de rassemblement", affirme l'ancienne garde des Sceaux qui s'est portée candidate.

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Christiane Taubira, le 18 janvier sur France Inter. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

"Je refuse de renoncer à la victoire et de passer cette élection par pertes et profits, je refuse de considérer que nous sommes battus", a déclaré Christiane Taubira, candidate à la présidentielle, mardi 18 janvier sur France Inter. Interrogée sur les raisons de son entrée en lice tardive, l'ancienne garde des Sceaux a expliqué qu'elle "a cru, vraiment, qu'il y aurait des efforts en vue de l'union de la gauche". "Puisque tout le monde est persuadé que l'union de la gauche est nécessaire, j'ai essayé, j'ai pris quelques initiatives, j'ai appelé des personnes mais cela n'a abouti à rien", a-t-elle regretté.

"La situation s'est enlisée et la question, pour moi, c'était de savoir comment je prends ma part dans cette campagne essentielle", a poursuivi Christiane Taubira. "J'ai constaté un spectacle de personnes qui se crispaient, persuadées que l'union est indispensable mais que l'union ne se conçoit que derrière soi", a-t-elle indiqué, "constatant cela", elle a "pris ses responsabilités" acceptant de "prendre un maximum de risques".

"Ma cohérence est totale"

La candidate a déclaré "accepter les risques d'une investiture citoyenne", estimant que "la seule perspective, aujourd'hui, c'est cet espace démocratique mis en place par des citoyens et des citoyennes depuis plus d'un an", à savoir la primaire populaire qui comptabilise plus de 250 000 inscrits au vote d'investiture qui doit avoir lieu du 27 au 30 janvier. La primaire populaire doit désigner le candidat qu'elle soutiendra parmi sept personnalités, dont Christiane Taubira.

>> Présidentielle : "Christiane Taubira est notre dernier espoir" de rassembler la gauche, estiment ses soutiens à Lyon

"Ma cohérence est totale", a-t-elle insisté, ajoutant que "la logique de la primaire, c'est de répondre à ce désir de rassemblement de la gauche". "La primaire, pour personne, ça ne signifie rentrer chez soi, ça signifie s'organiser en équipe autour du choix qui a été fait par les électeurs et les électrices", a déclaré Christiane Taubira, pour qui "ce n'est pas une logique d'élimination, mais une logique de rassemblement".

Interrogée sur le candidat d'extrême droite Eric Zemmour, Christiane Taubira a indiqué qu'il ne l'intéressait "absolument pas": "On lui fait trop de politesses".

"M. Zemmour est beaucoup plus quelqu'un à plaindre qu'à craindre", a-t-elle ajouté, "c'est quelqu'un qui est travaillé par tellement de démons, quelqu'un qui est tellement obsédé par l'exclusion qu'il en est à exclure les enfants les plus vulnérables".

Le candidat a déclenché une bronca samedi en dénonçant une "obsession de l'inclusion" des enfants handicapés qu'il préférerait voir scolarisés dans des "établissements spécialisés", avant de nuancer ses propos.

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