Présidentielle 2022 : "Le sujet n'est pas de sauver le parti socialiste", clame Yannick Jadot, qui écarte l'idée d'une primaire de la gauche

Le candidat d'Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle est l'invité, lundi matin, du rendez-vous de franceinfo. 

Yannick Jadot sur le plateau de franceinfo le 13 décembre 2021.
Yannick Jadot sur le plateau de franceinfo le 13 décembre 2021. (FRANCEINFO)
Ce qu'il faut savoir

Yannick Jadot le dit et le répète : il refuse de prendre part à une primaire de la gauche. Invité des "Matins présidentiels" de franceinfo, lundi 13 décembre, de 7 heures à 9 heures, le candidat écologiste appelle Anne Hidalgo à se ranger derrière sa candidature, comme il avait lui-même "rallié Benoît Hamon", il y a cinq ans, "avec panache"

Ce refus fait également suite à l'appel du patron du PS, Olivier Faure, qui a appelé le candidat Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) à participer à une primaire de la gauche sur Twitter dimanche soir. "Il faut qu'on soit un peu sérieux maintenant", a répondu Yannick Jadot. "Le sujet c'est : comment offrir une porte de sortie à Anne Hidalgo".

Il ne veut pas d'une primaire à gauche. S'il a rejeté la proposition faite par sa concurrente socialiste Anne Hidalgo d'une primaire à gauche, il laisse la porte entrouverte à la discussion. "J'appelle tous les écologistes et les humanistes à nous rejoindre", a-t-il déclaré en meeting à Laon (Aisne), samedi.  

Une campagne qui ne décolle pas. Dans le dernier sondage pour franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France, il figure dans un peloton avec ses rivaux à gauche : le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon recueille 8% des suffrages (-1% depuis octobre), Yannick Jadot est à 7% (-2%) devant Anne Hidalgo à 5% (-0,5%). Il reste loin derrière Emmanuel Macron (25%), Valérie Pécresse et Marine Le Pen (16%) et Eric Zemmour (14%).  

Il se voit en "président du climat". Le candidat des écologistes s'est présenté comme le "président du climat", chantre du "c'est possible" contre un Emmanuel Macron qui dirait que tout est impossible, lors de son meeting à Laon. "La planète brûle avec les méga-feux, coule avec les inondations, ce dérèglement climatique est sans aucun doute le plus grand défi de notre siècle, défi universel parce qu'on touche à notre destin d'humains, de terrestres", a-t-il déclaré.

Il défend un revenu citoyen et veut revaloriser les salaires. Yannick Jadot veut instaurer un revenu citoyen automatique pour avoir une "vie digne" dès 18 ans et entend ainsi "éradiquer la pauvreté". Il veut revaloriser les salaires des travailleurs de première ligne qui ne sont pas assez rémunérés, comme les travailleurs sociaux, les caissières, les éboueurs, les infirmiers, aussi bien dans le public que dans le privé. 

Engagé contre les violences faites aux femmes. Yannick Jadot met en avant son engagement contre les violences sexuelles, les inégalités salariales entre femmes et hommes mais aussi les inégalités des droits des salariés en raison de leur couleur de peau. "Plus un euro d'argent public n'ira à des entreprises qui ne s'engagent pas pour l'égalité des femmes et des hommes comme pour la transition écologique et l'égalité des droits des salariés", affirme-t-il. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #JADOT

10h23 : Invité des "Matins présidentiels" de franceinfo, ce matin, Yannick Jadot a de nouveau rejeté l'idée d'une primaire de la gauche, défendu son projet d'ISF climatique et évoqué son appétence pour... le foie gras. On vous résume son intervention dans cet article.

10h17 : S'il est élu à l'Elysée, Yannick Jadot promet de former un exécutif sans "ministre soupçonné de violences sexuelles". Des "témoignages" de femmes faisant naître un "soupçon" suffiront à écarter du gouvernement le ministre accusé.

10h09 : "Emmanuel Macron a tort d'être complaisant avec les dictateurs."

Sur notre antenne, Yannick Jadot juge malvenu de la part du chef de l'Etat de se rendre sur les terres de Viktor Orban en Hongrie. "On peut lui serrer la main [en tant que dirigeant européen] mais on ne va pas chez lui", prône le candidat EELV.



09h09 : Pour avoir les idées claires sur l'actualité du jour, voici les titres de ce lundi matin :

• Après la large victoire du non à l'indépendance, l'écologiste Yannick Jadot dénonce un référendum "pas légitime", "forcé" par Emmanuel Macron malgré les demandes de report des indépendantistes liées à la crise sanitaire.

• L'"indemnité inflation" de 100 euros, promise en octobre par le gouvernement, commence à être versée aux étudiants boursiers à partir d'aujourd'hui. Au total, 38 millions de personnes doivent en bénéficier d'ici fin février.

• Face à l'inflation, un coup de pouce à l'épargne des Français. Le taux de rémunération du livret A "augmentera en janvier", au-delà de son niveau actuel de 0,5%, a annoncé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sans toutefois donner le futur taux.

• Qui se dressera sur la route des Parisiens et des Lillois en Ligue des champions ? Le tirage au sort des huitièmes de finale a lieu à la mi-journée. On vous présente les scénarios possibles (avec du lourd attendu face au PSG).

07h33 : "Le sujet n'est pas d'organiser une nouvelle primaire mais le rassemblement."

Refusant de prendre part à une primaire de la gauche, Yannick Jadot appelle Anne Hidalgo à se ranger derrière sa candidature, comme il avait lui-même "rallié Benoît Hamon", il y a cinq ans, "avec panache".

07h30 :

"Quand j'ai réuni, au printemps, tous les responsables politiques [de gauche] pour travailler sur le projet et un contrat de gouvernement, il ne vous a pas échappé que j'ai reçu une fin de non recevoir."


Interrogé sur la primaire de la gauche appelée de ses vœux par la socialiste Anne Hidalgo, le candidat EELV dit voir dans cette idée une tentative "de sauver le Parti socialiste ou la candidature d'Anne Hidalgo".

07h20 : Constatant que "la moitié [indépendantiste] de l'île n'a pas souhaité participer" au référendum, Yannick Jadot juge ce scrutin "pas légitime". Selon lui, Emmanuel Macron a refusé de le reporter pour "des intérêts bassement politiques" visant à "récupérer l'électorat caldoche" (Calédoniens d'origine européenne), qui serait tenté par l'extrême-droite.

07h15 : "Emmanuel Macron a abîmé un processus de deux décennies de pacification avec la France."

Sur franceinfo, Yannick Jadot accuse le chef de l'Etat d'avoir "forcé le scrutin" référendaire en Nouvelle-Calédonie en décidant de le maintenir, malgré les demandes de report du camp indépendantiste, du fait de la situation sanitaire dans l'archipel.

07h09 : Yannick Jadot va-t-il préciser ses intentions vis-à-vis de ses rivaux de gauche ? Le candidat EELV est l'invité de nos "Matins présidentiels", ce lundi, jusqu'à 9 heures. Vous pourrez notamment lui poser vos questions à partir de 8h30.

07h03 : Enfin, au rayon politique, Yannick Jadot a les honneurs de plusieurs quotidiens, dont Libération, qui souligne que le candidat écologiste "continue de tergiverser" au sujet d'une éventuelle union de la gauche.