VIDEO. Après la mort du maire de Signes, des maires témoignent des violences du quotidien

Beaucoup d'édiles, qui font face quotidiennement à des violences ou des menaces, pensent jeter l'éponge.

Le conducteur qui a renversé le maire de Signes (Var), a été mis en examen, mercredi 7 août, pour homicide involontaire. Ce drame met en lumière les violences axquelles sont confrontrés les maires. Certains témoignent pour France 2. 

Une semaine après son agression, le maire de Saubens (Haute-Garonne) parvient à revenir sur les lieux.  Il a tenté d'empêcher un groupe de gens du voyage d'investir un terrain municipal. Il a été bousculé, jeté au sol, privé de son téléphone afin qu'il ne donne pas l'alerte. "En tant que maire de petite commune, je n'ai pas de police municipale. Leur travail, ce sont le maire et les adjoints qui vont le faire sur le terrain (…) je suis allé au contact et on est en première ligne", regrette Jean-Marc Bergia.Dans la commune, tout le monde se connait, du coup les habitants témoignent de leur reconnaissance. Mais lui s'interroge sur son engagement. "C'était tellement violent qu'on est obligés de se questionner", ajoute le maire.

Violences quotidiennes

En Charente-Maritime, les incivilités minent l'atmosphère de Saint-Genis-de-Saintonge. En voulant les faire stopper, le maire a été agressé. "Je viens vers eux. Le caïd se met face à moi et je lui dis : 'Maintenant, vous allez arrêter'. En une fraction de seconde, ils me sont tombés dessus, à coups de poings, et je suis tombé au sol", raconte Jacky Quesson. Pour lui, la réduction des services publics et de gendarmerie le laisse en première ligne. Lui aussi pense à ne pas se représenter.

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Des maires au 100e congrès des maires de France à Paris, le 21 novembre 2017.
Des maires au 100e congrès des maires de France à Paris, le 21 novembre 2017. (JACQUES DEMARTHON / AFP)