VIDEO. Municipales : "une déroute" pour la gauche et "une sanction" pour l'exécutif

Gilles Bornstein, chef adjoint du service politique à la rédaction de France 2, analyse les résultats du premier tour.

FRANCE 2

Le premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, a viré au vote sanction pour la gauche au pouvoir. "François Hollande espérait un scrutin mitigé, c'est raté. C'est une déroute et une sanction", analyse Gilles Bornstein, chef adjoint du service politique de la rédaction de France 2, lundi 24 mars. "Le pire pour lui serait de ne rien faire."

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Hollande contraint à un remaniement ?

Alors que la campagne a surtout été marquée par des affaires touchant la droite, la gauche a subi de plein fouet les conséquences de l'impopularité d'un exécutif au plus bas dans les sondages, François Hollande restant, au bout de deux ans de mandat, le président de plus impopulaire de la Ve République.

Le message envoyé par les électeurs au président de la République pourrait d'ailleurs le conduire à procéder à un remaniement gouvernemental plus large qu'il ne l'avait prévu, après le second tour, estime Gilles Bornstein.

La fin du bipartisme

En réalisant des scores supérieurs aux prévisions, le Front national s'impose comme la troisième force politique du pays et fait voler en éclats "le bipartisme" droite-gauche. "Le Front national est en passe de devenir un Front local", explique le journaliste politique. Et d'ajouter : "Le parti antisystème s'installe au cœur du système."

Des bénévoles comptent les bulletins de vote au soir du premier tour des élections municipales, le 23 mars 2014 à Lyon (Rhône).
Des bénévoles comptent les bulletins de vote au soir du premier tour des élections municipales, le 23 mars 2014 à Lyon (Rhône). (JEFF PACHOUD / AFP)