VIDEO. Le FN perce dans ses bastions traditionnels et dans des grandes villes

La présidente de Front national prédisait 1 000 conseillers municipaux, elle pourrait l'atteindre au second tour

GUILLAUME DARET et ALAIN LOCASCIO - FRANCE 2

"Les questions identitaires, le sentiment de ne plus être chez soi, la désindustrialisation, un électorat populaire qui se dit qu'il n'a plus rien à gagner avec le système actuel", voici quelques clés de la poussée du Front national lors du premier tour des élections municipales selon Brice Teinturier, Directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos.

Les grandes villes ont été longtemps des points faibles

La présidente de Front national prédisait 1 000 conseillers municipaux, elle pourrait l'atteindre au second tour. Les zones particulièrement touchées par la crise en France avec un taux de chômage important ont vu croître l’électorat frontiste comme Hénin-Beaumont avec 17,9 pour le FN, Béziers avec 19,4%, 16,1% à Perpignan et 14,3 à Forcbach. Les grandes villes ont été longtemps des points faibles pour le parti de Marine Le Pen, plus aujourd'hui avec des chiffres importants à Lille (Nord), Strasbourg (Bas-Rhin) et Saint-Etienne (Loire).

Marine Le Pen, tout sourire après les résultats du 1er tour des municipales le 23 mars 2014 - conférence de presse à Nanterre.
Marine Le Pen, tout sourire après les résultats du 1er tour des municipales le 23 mars 2014 - conférence de presse à Nanterre. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)