Pour Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, le FN et le PS "se valent"

L'élu de Sologne a lui-même été membre du Front national avant de rejoindre Philippe de Villiers, puis l'UMP.

Le vice-président de l\'UMP Guillaume Peltier, le 18 novembre 2012 au siège du parti, à Paris.
Le vice-président de l'UMP Guillaume Peltier, le 18 novembre 2012 au siège du parti, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Il assume jusqu'au bout la stratégie du "ni ni". Au lendemain du premier tour des élections municipales, Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, a affirmé lundi 24 mars sur le plateau du Grand Journal de Canal + qu'à ses yeux, le PS et le FN se valaient.

"Je veux le moins de maires socialistes et Front national dans les 36 000 communes et le maximum de candidats et d'élus UMP. Ça a le mérite de la cohérence", a lancé celui qui a été élu dès le premier tour maire Neung-sur-Beuvron (Sologne). "Je rejette, à égalité, le Parti socialiste qui abîme tant la France et le Front national qui ne propose aucune solution crédible", a également affirmé ce responsable UMP. "Pour moi, les deux se valent".

"Qu'il se taise"

Lui-même passé par le Front National avant de rejoindre le MPF de Philippe de Villiers, qu'il a quitté en 2008, Guillaume Peltier s'est déclaré "très fier" de la "stratégie du 'ni ni' portée par Nicolas Sarkozy en 2011". Il s'est notamment félicité que cette option soit désormais reprise "par la quasi-totalité des ténors" de UMP.

Au point de l'envisager dans le cas d'un second tour PS/FN lors d'une élection présidentielle ? "Ça vaut pour pour n'importe quel scrutin", a ajouté Peltier. Sa sortie a en tout cas fâché l'ancien ministre UMP Dominique Bussereau, qui a réagi avec un tweet cinglant.