"Une démission qu'on ne comprend pas" : les Marseillais s'interrogent après l'annonce de Michèle Rubirola

La maire de Marseille Michèle Rubirola a annoncé sa démission ce mardi 15 décembre. Une déclaration surprise qui a de quoi désarçonner les électeurs et notamment ceux qui croient à un renouveau de la ville.

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Radio France
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La maire de Marseille Michèle Rubirola, lors de la conférence de presse ce mardi 15 décembre, pour annoncer sa démission. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Michèle Rubirola quitte son fauteuil de maire de Marseille, pour "raisons de santé" a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse mardi 15 décembre. Six mois après son élection, elle demande que le socialiste Benoît Payan soit son successeur. Une annonce qui surprend les Marseillais. Mardi midi, c'était le principal sujet de discussion dans le nouveau QG marseillais des acteurs de l'économie circulaire, inauguré près de la Canebière. Dimitri travaille chez Citoyens pour la planète. Il est dépité après l'annonce de la démission : "C'était surtout un espoir citoyen, trans politique, de renouveau pour la ville, mais aussi un grand ménage politique qui gangrénait un peu cette ville. Un espoir citoyen pour la deuxième ville de France."

Dimitri poursuit, avec amertume : "Si Michèle Rubirola est arrivée à ce poste, c'est portée par un sentiment citoyen. Là, on a une démission qu'on ne comprend pas sur des enjeux qu'on ne maîtrise pas. Et on va se retrouver avec quelqu'un qui n'a pas été élu pour ça. Donc oui, on peut parler de déni de démocratie." 

"Surprenant et inattendu" 

De son côté Xavier Corval, le fondateur d'Eqosphere, espère que le futur maire poursuivra la politique actuelle : "Il y avait un terreau culturel qui pouvait porter à s'intéresser plus aux acteurs de la transition écologique. On a eu plusieurs réunions depuis le mois d'août avec la maire, et on sentait qu'il y avait quelque chose, mais sans savoir effectivement quels projets on va pouvoir construire ensemble."   

Ce que souhaitent ces Marseillais, c'est de respecter les engagements pris lors de la campagne électorale. Clémence, 23 ans, est actuellement en service civique dans l'entreprise Un déchet par jour. Elle ne comprend pas non plus cette démission : "C'est surprenant et inattendu. Elle était là depuis très peu de temps, elle n'avait pas encore eu d'apport très important. Elle avait une bonne image. Elle s'engageait sur différents sujets environnementaux, sociétaux." Ce qui est le plus important selon elle, c'est de garder la dynamique, ne pas revenir en arrière : "La voix du maire compte."

"C'est important d'avoir un maire écologiste. Il peut impulser, appuyer certains projets environnementaux et verts dans les villes."

Clémence

à franceinfo

Si Clémence apprécie Michèle Rubirola, "c'est parce qu'elle est une personne lambda, qui vient du peuple. C'est donc plus rassurant pour les gens. Elle a aussi un métier comme tout le monde, dans la société civile, c'était un point positif." Cette dernière réflexion est celle qui revient le plus quand vous interrogez les marseillais. Benoît Payan, le premier adjoint PS qui devrait lui succéder, a un profil exactement inverse. Il a fait de la politique son métier.   

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