Municipales : Gérard Collomb retire sa candidature pour la présidence de la métropole de Lyon et s'allie au candidat LR

Favori des sondages pour conquérir la métropole, le baron investi par LREM avait subi une grande déconvenue le 15 mars, ses listes étant devancées par celles de Bruno Bernard (EELV), François-Noël Buffet (LR) ou David Kimelfeld (LREM dissident), ses trois principaux concurrents dans les 14 circonscriptions du scrutin.

Gérard Collomb lors du premier tour de l\'élection municipale à Lyon, le 15 mars 2020. 
Gérard Collomb lors du premier tour de l'élection municipale à Lyon, le 15 mars 2020.  (ANTOINE MERLET / HANS LUCAS / AFP)

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a annoncé, jeudi 28 mai, une alliance avec la droite, qui le voit s'effacer derrière le candidat LR François-Noël Buffet pour la stratégique présidence de la métropole. "J'ai proposé dès notre première rencontre que François-Noël Buffet soit candidat à la métropole de Lyon", a indiqué Gérard Collomb lors d'une conférence de presse. "Aujourd'hui, nous voulons une union pour affronter la crise et permettre la reconstruction de Lyon – union dont nous espérons qu'elle s'élargira dans les jours qui viennent".

Cet accord entre la droite et le parti de la majorité vise à battre le candidat écologiste Bruno Bernard, arrivé largement en tête au premier tour des élections municipales, avec 22,6 %.

Pour le patron de LREM, Collomb "franchit une ligne rouge"

Le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, a vivement réagi dans un communiqué peu après cette annonce. "En choisissant de s'allier avec Les Républicains avec la bénédiction (du président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes) Laurent Wauquiez plutôt que d'œuvrer au rassemblement de notre famille politique, Gérard Collomb franchit une ligne rouge", a-t-il écrit. "Je ne peux cautionner un tel accord politique", a tonné le délégué général de LREM dans un communiqué.

Stanislas Guerini faisait manifestement référence à la lutte fratricide qui a opposé ces derniers mois Gérard Collomb à son ancien adjoint David Kimelfeld qui explique en partie son mauvais score du premier tour des élections.

Yann Cucherat candidat de la nouvelle alliance

Unique en France, la métropole est le véritable siège du pouvoir lyonnais, dans la mesure où elle concentre sur son territoire les prérogatives du département et des communautés de commune. Sa présidence était l'objectif initial de Gérard Collomb, qui l'avait portée sur les fonts baptismaux. Mais son mauvais score lors du premier tour rendait cette ambition quasi impossible.

Dans la seule ville de Lyon, le poulain de Gérard Collomb, l'ancien gymnaste Yann Cucherat, sera le candidat de la nouvelle alliance. Le candidat LR Etienne Blanc, un proche de Laurent Wauquiez à la région, a en effet accepté de lui laisser la tête de liste.

Favori des sondages pour conquérir la métropole, le baron investi par LREM avait subi une grande déconvenue le 15 mars, ses listes étant devancées par celles de Bruno Bernard (EELV), François-Noël Buffet (LR) ou David Kimelfeld (LREM dissident), ses trois principaux concurrents dans les 14 circonscriptions du scrutin.