Municipales : Gaspard Gantzer lance sa campagne pour un "Paris en grand"

L'ancien conseiller en communication de François Hollande a lancé son mouvement, Parisiennes, Parisiens, jeudi soir. Mais il n'a pas encore officiellement déclaré sa candidature.

L\'ancien conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, à l\'Elysée Montmartre, à Paris, le 11 octobre 2018. 
L'ancien conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, à l'Elysée Montmartre, à Paris, le 11 octobre 2018.  (ALAIN JOCARD / AFP)

Il a dit sa volonté de bâtir "Paris en grand". L'ancien conseiller en communication de François Hollande Gaspard Gantzer a officiellement lancé, jeudi 11 octobre, son mouvement Parisiennes, Parisiens, en vue des municipales de 2020. "Je trouve que Paris est trop petit (...) [La capitale] est enfermée dans son périphérique, elle est enfermée dans ses frontières du XIXe siècle (...) C'est une anomalie historique, c'est une anomalie géographique (...) Je ne supporte plus que les candidats à la mairie de Paris, depuis de nombreuses années, de droite et de gauche, jouent Paris intra muros contre sa banlieue", a-t-il expliqué devant environ 500 personnes à l'Elysée Montmartre (18e arrondissement). 

Gaspard Gantzer, qui fut aussi le porte-parole de l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, a rappelé que le mouvement Parisiennes, Parisiens était "un mouvement de citoyens" et qu'il n'entendait pas se présenter sous une étiquette partisane. "Mais ce n'est pas parce que nous n'avons pas de parti que nous n'avons pas de valeurs", a-t-il dit avant d'énumérer ces dernières : liberté, solidarité, écologie et culture.

"Supprimer le périphérique"

Agé de 39 ans, Gaspard Gantzer était un camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA. Il a notamment affirmé son souhait d'un "plan massif" en faveur des personnes âgées, rappelé sa proposition de "supprimer le périphérique" et de "passer au tout électrique d'ici 2025" pour les véhicules, et plaidé pour un doublement du budget de l'éducation artistique.

Gaspard Gantzer, qui n'a pas encore officiellement déclaré sa candidature,  a affirmé que son mouvement avait d'ores et déjà "120 relais" dans Paris et en dehors. "On en a marre des partis qui tournent en boucle avec les mêmes personnes", a-t-il lancé. Dans la salle, peu de visages connus ou d'élus. Etaient présents le maire adjoint du 3e arrondissement Benjamin Djiane, ancien conseiller de Manuel Valls, et José Baghdad, ancien président du groupe PS du 15e arrondissement, où Anne Hidalgo est élue.