VIDEO. Lassitude, impuissance, ingratitude... le ras-le-bol général des maires

À moins d'un an des élections municipales, 1 maire sur 2 n'envisage pas de se représenter. Un indicateur du trouble des territoires avec la capitale.

France 2

Elle est maire depuis 12 ans dans un village de la région parisienne, lui n'a fait qu'un seul mandat dans sa petite ville du ministère. Ces deux élus ont un même ras-le-bol. "Aujourd'hui on devient simplement des techniciens. On fait des délibérations, on essaye de se mettre aux normes qui nous sont imposées. Donc oui ça devient difficile", dénonce Ghislaine Senée, maire (EELV) d'Evecquemont (Yvelines).

Des décisions souvent impopulaires

"J'ai pris 15 kilos depuis que je suis maire. Je dors 2-3 heures par nuit. Le reste du temps ça travaille", se désole Bruno Le Port, maire (SE) de Plouhinec (Finistère). Toute la journée, l'élu parcourt sa commune à l'écoute de ses 4 000 administrés. En permanence, il doit prendre des décisions pas toujours populaires. Depuis le début de son mandat, on lui a crevé ses pneus à sept reprises. Comme lui, beaucoup de maires se sentent dépossédés de leur pouvoir, lassés du manque de reconnaissance. Les deux élus ne se représenteront pas aux prochaines municipales.

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Une maire de l\'Allier porte l\'écharpe tricolore lors d\'une cérémonie de mariage, en juillet 2008.
Une maire de l'Allier porte l'écharpe tricolore lors d'une cérémonie de mariage, en juillet 2008. (AFP)