"J'ai un déficit de notoriété" : des candidats LREM déjà en campagne pour les élections municipales

À Vannes, Patrick Le Mestre, novice en politique, a été investi en juillet par son parti pour les prochaines élections municipales. Pour se faire connaître, il a déjà entamé sa campagne.

À Vannes (Morbihan), le candidat LREM Patrick Le Mestre fait déjà campagne, entouré de son comité stratégique, le 15 août 2019.
À Vannes (Morbihan), le candidat LREM Patrick Le Mestre fait déjà campagne, entouré de son comité stratégique, le 15 août 2019. (MANON CLAVERIE / RADIO FRANCE)

En plein cœur de l'été, dans certaines villes, certains ont déjà la tête aux élections municipales qui auront lieu en mars 2020. Ce sera une première pour le parti La République en marche (LREM) qui a déjà investi 115 candidats. Un mois à peine après avoir officiellement été désigné candidat, à Vannes (Morbihan), Patrick Le Mestre est déjà sur le pont. Au milieu des touristes et des habitants, en costume bleu foncé, ce novice en politique déambule dans les allées de la fête d'Arvor. Une femme l'interpelle quand il se présente à elle : "Mon frère m'a dit que vous étiez bien". Il lui répond qu'elle peut désormais dire à ses voisins que c'est "quelqu'un de très bien".

Il faut "rencontrer du monde"

Le parti La République en marche a très peu d'assise locale. Comme beaucoup de ses candidats, Patrick Le Mestre n'a jamais fait de politique. Pour lui, toutes les occasions pour rencontrer du monde sont bonnes à prendre. "Être présent sur les manifestations culturelles ou les événements sportifs font partie des actions de campagne", chuchote-t-il pour rester discret, en pleine conférence sur les danses bretonnes.

Patrick Le Mestre, candidat LREM, entouré de son équipe de campagne pour les prochaines élections municipales à Vannes (Morbihan).
Patrick Le Mestre, candidat LREM, entouré de son équipe de campagne pour les prochaines élections municipales à Vannes (Morbihan). (MANON CLAVERIE / RADIO FRANCE)

À Vannes, une ville de 50 000 habitants très ancrée au centre-droit, l'ancien doyen de la faculté de droit espère battre le maire sortant, un ancien Les Républicains, "macron-compatible". "J'ai sans doute un déficit de notoriété vis-à-vis du maire, reconnaît Patrick Le Mestre, mais on ne désespère pas, au contraire. On espère que le projet que l'on va présenter parle aux Vannetais, pour qu'ils se rallient à notre proposition."

Un kit de campagne a déjà été envoyé aux candidats LREM

À propos de ses propositions, quand les passants l'interrogent, Patrick Le Mestre répond "qu'il est un peu trop tôt". Pour l'instant, il discute. L'important, c'est de voir et d'être vu. Au bistro, avec quatre membres de son comité stratégique, le candidat s'installe au centre, face à la salle. Il prend soin de demander à ses collègues de publier sur les réseaux sociaux, les photos prises ce jour.

Patrick Le Mestre est entouré d'une équipe expérimentée, à l'image d'Odile. "J'ai fait quelques campagnes, toujours sur le terrain, à tracter et à distribuer des dépliants dans les boîtes à lettres, même quand il pleuvait. Les élections municipales, on sait que c'est une campagne de très grande proximité", raconte cette femme, élue depuis 2008 au conseil municipal et à l'agglomération. À partir de septembre, il faudra redoubler d'intensité. Le parti LREM a déjà envoyé un kit de campagne à ses candidats pour les aider à élaborer leurs tracts et leurs affiches.

Le reportage franceinfo de Manon Claverie
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