Revivez le premier tour des élections municipales

Retrouvez les moments forts et les principaux résultats du scrutin du dimanche 23 mars.

Marine Le Pen tient une conférence de presse au siège du FN, après le premier tour des municipales, le 23 mars 2014.
Marine Le Pen tient une conférence de presse au siège du FN, après le premier tour des municipales, le 23 mars 2014. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le premier tour des élections municipales s'est déroulé, dimanche 23 mars, dans toute la France. Retrouvez les moments forts de cette journée et les résultats de ces élections.

Le Front national effectue une poussée historique : Steeve Briois est élu au premier tour à Hénin-Beaumont, Louis Aliot, Robert Ménard et Florian Philippot arrivent en tête à Perpignan, Béziers et Forbach. Le FN arrive en deuxième position à Marseille. 

A l'UMP, on se réjouit. Alain Juppé est élu dès le premier tour à Bordeaux, tout comme Jean-François Copé à Meaux ou Patrick Balkany à Levallois-Perret. La droite est également en position de force à Marseille, à Reims, à Nancy...

Le Parti socialiste essuie un revers : il perd Hénin-Beaumont et Niort et se prépare à un second tour difficile à Pau, Nîmes, Marseille, Toulouse, Quimper...

A Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet devance légèrement Anne Hidalgo, mais rien n'est joué. L'UMP est à la peine dans les 12e et 14e arrondissements, clés du scrutin municipal.

  

Retrouvez ici l'intégralité de notre live

20h16 : Pape Diouf, candidat aux municipales à Marseille, dénonce des fraudes : "Une liste d'émargement déjà signée à 8 heures du matin, avant même l'entrée du premier électeur, combien d'autres, ailleurs ?", se demande le candidat, qui se réserve le droit de poser un recours. 

Parmi d'autres irrégularités observées par son équipe dans quatre des huit secteurs de la ville, il cite la distribution d'enveloppes déjà remplies d'un bulletin, "des électeurs intimidés s'ils ne votent pas pour le candidat désigné".

(BERTRAND LANGLOIS / AFP)

20h15 : Quelle sera l'attitude du PS et celle de l'UMP en cas de triangulaires favorables au FN ? Le PS laisse entendre qu'il pourrait se désister dans de nombreux cas, pour faire barrage au parti de Marine Le Pen. Une hypothèse qu'écarte pour sa part le patron de l'UMP, Jean-François Copé.

20h17 : Front républicain pour l'UMP aussi ? "En aucun cas nous n'appellerons à voter pour le FN", affirme Jean-François Copé sur France 2. "Mais pas non plus pour le PS, allié au Front de gauche, c'est-à-dire l'extrême gauche."

20h13 : A Fréjus, le candidat FN David Rachline arrive très loin en tête, dépassant la barre des 40%. Seule une union de la droite, très divisée au premier tour, conjuguée à un retrait du candidat PS, pourrait faire barrage à une victoire du FN. 

20h18 : Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, explique que le PS va "prendre ses responsabilités" pour constituer un front républicain dans certaines villes.

20h17 : Déjà un maire d'extrême droite élu, mais pas sous l'étiquette FN, tweete un journaliste du JDD.

20h10 : Soutenu par le FN, Robert Ménard apparaît en très bonne position pour l'emporter dimanche prochain. Le PS, arrivé troisième, peut-il se désister en faveur du candidat UMP ? Cela paraît assez peu probable, et signifierait surtout que le PS n'aurait absolument aucun élu au conseil municipal.

20h10 : Jean-François Copé affirme que "les conditions d'une grande victoire sont réunies pour le second tour."

20h09 : Marine Le Pen annonce "la fin de la bipolarisation de la vie politique", et parle de "cru exceptionnel pour le FN".

20h09 : C'est une déconfiture pour le PS à Perpignan, qui recueillait près de 20% des intentions de vote dans différents sondages, et n'atteindrait finalement que difficilement la barre des 12%. Vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot arrive en tête, mais devrait néanmoins être assez nettement battu au second tour par le maire UMP sortant, Jean-Marc Pujol. 

20h09 : Florian Philippot (FN) sur France 2 : "Nous avons de fortes chances de l'emporter dimanche prochain à Forbach. (...) Sur le plan national, nous faisons d'excellents scores. Nous sommes en train de démontrer que le vote FN peut être local, il s'est professionnalisé."

20h07 : ancien secrétaire d'Etat UMP, livre son analyse du fort taux d'abstention : "L'effet boomerang des méfaits politiques qui font tant de mal, les écoutes, les promesses sans lendemain, a joué à plein." Même son de cloche pour Brice Hortefeux, sur France 2 : "Ce n'est pas une abstention de lassitude, mais de mécontentement."

20h15 : Ils sont réélus dès le premier tour : Jean-François Copé (UMP) à Meaux,  (UDI) à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), Hervé Morin (UDI) à Epaignes (Eure), Christian Jacob (UMP) à Provins (Seine-et-Marne) ou encore Laurent Wauquiez (UMP) au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

20h06 : Steeve Briois (FN) frôle l'élection à Hénin-Beaumont dès le 1er tour avec 49,4% des voix dimanche, selon une estimation TNS Sofres-Sopra. Dans cette ville du Pas-de-Calais, le maire sortant DVG Eugène Binaisse obtiendrait 32,5%, et l'autre divers-gauche Gérard Dalongeville, 9,5%.

20h04 : L'alliance UMP-UDI à Nîmes arrive largement en tête. Le maire sortant, Jean-Paul Fournier, devrait être réélu facilement au second tour.

20h04 : Jean-Paul Fournier, qui a réussi à fédérer la droite et le centre, arrive en tête à Nîmes (Gard), avec 37,8%. Il devance le FN Yoann Gillet (20,3%) et la candidate PS Françoise Dumas, très loin, avec 15,3%.

20h04 : Quimper a connu l'alternance en 2001 et 2008. Conseiller spécial de François Hollande, Bernard Poignant arrive derrière l'UMP Ludovic Jolivet. Isabelle Le Bal (MoDem) jouera un rôle d'arbitre : son maintien ou son retrait pourrait changer la donne.

20h04 : A Quimper, le maire sortant PS Bernard Poignant est chahuté. Favori du scrutin, le "visiteur du soir" de François Hollande recueille 28% des votes, derrière l'UMP Ludovic Jolivet (29%), selon Ipsos-Steria.