Elections municipales : pour battre l'extrême droite, La République en marche est prête à demander à ses candidats de se désister

"Nos candidats, s'ils sont placés en troisième position et donc pas en mesure de battre le RN, je leur demanderai de se désister ou de fusionner leur liste", a annoncé le délégué général de LREM, Stanislas Guerini.

Stanislas Guerini lors d\'un meeting de soutien à Benjamin Griveaux,  le 27 janvier 2020, à Paris.
Stanislas Guerini lors d'un meeting de soutien à Benjamin Griveaux,  le 27 janvier 2020, à Paris. (EDOUARD RICHARD / HANS LUCAS)

Dans la continuité du "front républicain". Le délégué général de La République en marche (LREM), Stanislas Guerini, demandera aux candidats mal placés de son mouvement de se désister au second tour des prochaines élections municipales "pour battre le Rassemblement national", a-t-il assuré, samedi 1er février, à Saint-Raphaël (Var) .

"Au second tour, il faut dire les choses très clairement. Nos candidats, s'ils sont placés en troisième position et donc pas en mesure de battre le RN, je leur demanderai de se désister ou de fusionner leur liste avec celle du candidat le mieux placé" pour le faire, a indiqué Stanislas Guerini à l'occasion d'une réunion publique tenue dans un département où l'extrême droite obtient souvent de très bons scores.

"Nous prendrons nos responsabilités"

"Rien ne doit laisser une chance de gagner au Rassemblement national et nous prendrons nos responsabilités au premier comme au second tour", a ajouté le député de la 3e circonscription de Paris, rappelant "le combat fondateur mené contre le Rassemblement national" par son mouvement depuis sa création.

Stanislas Guerini a indiqué que son mouvement allait présenter dans certaines villes "des candidatures de renouveau qui se battent contre le système" mais aussi, ailleurs, qu'il allait "s'effacer" pour ne pas faire "de la figuration" ou encore, dans un troisième cas de figure, que LREM allait "se rassembler derrière d'autres forces progressistes".

Dans un communiqué publié la veille de cette réunion, David Rachline, maire RN de la ville voisine de Fréjus, avait dénoncé une "grossière manœuvre de diversion (...) pour tenter de faire oublier les résultats calamiteux de la politique du président Macron et de son gouvernement".