Des triangulaires dans 114 villes de plus de 30 000 habitants

C'est le comptage réalisé au lendemain du premier tour. Il s'agit, dans la grande majorité des cas, de villes où le Front national s'est qualifié pour le second tour.

Avec 34,4% des voix, le candidat FN à Carpentras (Vaucluse), Hervé de Lépinau, sera opposé aux candidats PS et UMP lors d\'une triangulaire au second tour.
Avec 34,4% des voix, le candidat FN à Carpentras (Vaucluse), Hervé de Lépinau, sera opposé aux candidats PS et UMP lors d'une triangulaire au second tour. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

C'est près d'une sur deux. 114 villes de plus de 30 000 habitants sur 270 pourraient être le théâtre de triangulaires au second tour des élections municipales, dimanche 30 mars, selon un comptage réalisé au lendemain du premier tour. Toutefois, le nombre exact et la liste de ces triangulaires seront connus après les tractations entre partis qui donneront lieu à des alliances. La date-limite pour le dépôt des candidatures au second tour est prévue mardi soir à 18 heures. 

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Les triangulaires apparaissent dans des villes où trois listes ont obtenu 10% des suffrages et le FN devrait pouvoir s'affirmer en tant qu'arbitre du second tour dans de très nombreuses villes, au détriment de l'UMP. Le PS, lui, devrait sauver quelques municipalités.

A Reims, par exemple, la maire socialiste sortante Adeline Hazan, menacée par une droite unie, pourrait être sauvée par une triangulaire avec le FN. A Metz aussi, où le PS arrive en tête, un maintien du FN pourrait pénaliser l'UMP. A Marseille, les candidats du FN se maintiennent dans la totalité des secteurs et imposent ainsi des triangulaires au détriment du maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin.

Fini la bipolarisation du débat politique, dit Marine Le Pen

Le Front national a ainsi réussi son pari. Le parti d'extrême droite espérait des triangulaires ou des quadrangulaires pour s'imposer face à la droite. Pour Marine Le Pen, présidente du Front national, c'est la preuve que la bipolarisation de la vie politique a "volé en éclats".

D'autre part, dans 77 villes de plus de 30 000 habitants, quatre listes peuvent théoriquement se maintenir. C'est le cas par exemple à Grenoble, avec des listes EELV-PG, PS, UMP et FN. Enfin, 22 villes de plus de 30 000 habitants pourraient connaître des quinquangulaires, c'est-à-dire offrir une compétition entre cinq listes. C'est le cas par exemple à Rouen ou à Vaulx-en-Velin (Rhône).