Régionales : "Un défi à relever", selon la maire de Beauvais, favorable à leur report

Caroline Cayeux, maire (divers droite) de Beauvais, fait partie des édiles favorables au report des élections départementales et régionales prévues en juin. Si elles sont maintenues, ce sera "un défi à relever".

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Radio France
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Caroline Cayeux, maire (divers droite) de Beauvais. (MARINE CHAILLOUX / FRANCE-BLEU PICARDIE)

Le gouvernement a demandé l'avis des édiles de France ce week-end. Maintien ou report des élections départementales et régionales prévues le 13 et 20 juin ? C'était une consultation "un peu rapide, mais nous nous sommes débrouillés pour apporter la réponse qui nous paraissait la plus normale", a expliqué lundi 12 avril sur franceinfo Caroline Cayeux, maire (divers droite) de Beauvais et présidente de l'association d'élus "Villes de France".

L'édile de la ville isarienne était favorable au report des élections. "Ça nous paraissait vraiment difficile" à organiser "mais on va faire le maximum", même si "ça va être une très grosse, une très lourde organisation".

Plus de 24 000 maires (soit 69% de l'ensemble des édiles en France) ont répondu à une consultation lancée par le gouvernement vendredi 9 avril sur la question du maintien ou du report des élections régionales et départementales prévues les 13 et 20 juin. Et sur ces 24 000 maires, 13 513 (soit 56%) se sont déclarés favorables au maintien du scrutin en juin. 9 812 (40%) se sont dit opposés et 4% n'ont pas répondu, a appris franceinfo auprès du ministère de l'Intérieur.

"Eh bien, il y aura des élections et nous allons faire le maximum pour les organiser", s'est résignée la maire de Beauvais. "Je ne sais pas si nous aurons le temps de vacciner nos assesseurs comme le recommandait le Conseil scientifique".

"C'est déjà un défi en temps normal quand vous avez deux élections, rappelle Caroline Cayeux. Il faut avoir deux urnes dans les salles, deux files d'attente, deux tables où vous avez les candidatures régionales et départementales" et dans cette situation de crise sanitaire "nous devons quand même faire respecter les conditions de distanciation avec des masques, avec des gants pour dépouiller".

Pour l'édile de l'Oise, l'abstention peut être un problème, "c'est ce qui s'est déjà passé pendant les municipales".

Pour conjurer cette difficulté, il faut aller convaincre les électeurs. Une tâche difficile en ce moment. "Il va falloir faire campagne et ce sera un défi à relever. Les maires sont les fantassins de la République. Nous avons l'habitude de tout mettre en œuvre pour faire respecter la démocratie. Nous nous efforcerons d'offrir la meilleure sécurité à nos concitoyens".

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