Union à gauche : la France insoumise est "d'une violence politique parfois qui est insupportable", dénonce Bernard Cazeneuve

Alors qu'il dédicaçait son dernier livre à Cherbourg, l'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a appelé à un "espace de sincérité" entre les partis de gauche.

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Radio France
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Bernard Cazeneuve, le 17 juillet 2019, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

La France insoumise est "d'une violence politique parfois qui est insupportable", a estimé auprès de France Bleu Cotentin samedi 7 mai à Cherbourg l'ancien Premier ministre et ex-maire de la ville Bernard Cazeneuve, alors qu'il dédicaçait son dernier livre. Ce sont ses premières déclarations depuis qu'il a quitté le PS mercredi en dénonçant l'accord à gauche en vue des législatives. Il a dénoncé "des attaques abjectes" de LFI, dont il dit avoir fait les frais, et "qui n'est pas la République".

"Nous n'avons rien à faire avec cette manière d'aborder les choses, cette violence, cette insulte, toujours présente à la commissure des lèvres. Ce n'est pas la gauche humaniste."

Bernard Cazeneuve

à France Bleu Cotentin

"Ce qui s'est passé au cours des derniers jours est absolument tout le contraire de la conception que j'ai de la politique. Lorsque l'essentiel est en jeu, c'est-à-dire les valeurs, les principes, les convictions, on peut passer des contrats avec des gens qui nous ont toujours combattus", a déploré l'ancien Premier ministre de François Hollande.

"Il faut un espace de sincérité"

"Au nom de ses convictions il faut être capable, quand on n'est plus en phase, en harmonie, de poser des choix clairs", estime Bernard Cazeneuve, qui souhaite que "la France ait un Parti socialiste, social-démocrate comme il en existe partout en Europe, qui ne soit pas dans la logique de la confrontation de tous contre tous".

"Ce travail ne peut pas être le travail d'une personne, je ne lancerai pas d'appel pour qu'on se rassemble autour de moi ou de tel ou tel", précise l'ancien Premier ministre socialiste. "Il faut un espace de sincérité", dit-il, estimant que les partis de gauche "on fait semblant de tomber d'accord" sur un texte, avec "beaucoup de promesses que l'on ne peut pas tenir".

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