Pour l'artiste Obey, Jordan Bardella "ne mérite pas" d'utiliser son emblématique Marianne

"Cette image, elle a été faite après les attentats du Bataclan, c'était un geste de soutien et de compassion", explique l'artiste américain.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Vidéo diffusée par Jordan Bardella sur son compte X, le 21 juin 2024. (CAPTURE D'ECRAN)

Que pense Obey de l'utilisation par Jordan Bardella de sa célèbre Marianne, entourée des mots "Liberté, Égalité, Fraternité" ? "Un homme politique qui utilise cette image mais qui ne porte pas une politique qui défend ces valeurs ne mérite pas de pouvoir l'utiliser", tacle vendredi 21 juin l'artiste américain, connu à la ville sous le nom de Shepard Fairey, au micro de France Inter. Une reproduction de cette fresque, peinte sur le mur d'un immeuble du 13e arrondissement de Paris, apparaît en effet dans plusieurs vidéos du président du Rassemblement national (RN).

Obey assure qu'il ne peut "empêcher" l'eurodéputé de se servir de sa Marianne. "J'ai fait cette image, je l'ai rendue gratuite pour tout le monde", explique-t-il. Sur son site, elle est en effet en téléchargement libre, à condition qu'on n'en fasse pas un usage commercial. "Ce que j'espère, c'est que lorsque les gens verront la contradiction ridicule de quelqu'un qui prône la haine et la division et qui essaie de s'associer à cette image, ils se diront qu'il ne peut pas être pris au sérieux", ajoute-t-il.

"Cette image, elle a été faite après les attentats du Bataclan, c'était un geste de soutien et de compassion. 'Liberté, Egalité et Fraternité', ce ne sont pas que les valeurs de la France, ce sont aussi les miennes", ajoute celui qui s'est fait connaître en 2008 avec une affiche représentant Barack Obama. Sa Marianne est aussi apparue, entre autres, dans une interview télévisée d'Emmanuel Macron, en 2017. Une reproduction en grand format était suspendue derrière le président de la République.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.