Législatives partielles : LREM l'emporte dans le Pas-de-Calais, victoire du PS à Paris

Les scrutins organisés dimanche dans le Pas-de-Calais, l'Oise, à Paris et en Indre-et-Loire ont été marqués par une très faible participation.

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La ministre déléguée chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, à l'Elysée, le 7 juillet 2020. (THIERRY THOREL / NURPHOTO / AFP)

Victoire des favoris. Les candidats LREM, LR, PS et UDI favoris avant le second tour de quatre législatives partielles dans le Pas-de-Calais, l'Oise, à Paris et en Indre-et-Loire ont été élus dimanche 6 juin dans des scrutins marqués par une très faible participation.

Le PS l'emporte face à LFI dans la 15e circonscription de Paris

Dans le 20e arrondissement de la capitale, une circonscription très ancrée à gauche, la socialiste Lamia El Aaraje l'a emporté avec 56,56% des voix sur l'Insoumise Danielle Simonnet (43,44%).

Elles s'affrontaient sans avoir reçu le soutien d'autres candidats éliminés au premier tour, l'écologiste Antoinette Guhl ayant laissé ses électeurs libres de leur choix, tout comme le candidat communiste Thomas Roger.

Le dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon a jugé "dommage que la gauche traditionnelle ait choisi de laisser la droite et les macronistes faire la décision dans le "barrage aux insoumis"". A ses yeux une "leçon : on ne peut pas compter sur eux".

La ministre Brigitte Bourguignon (LREM) élue dans le Pas-de-Calais

Dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais, la ministre LREM Brigitte Bourguignon a apporté à la majorité présidentielle sa première victoire dans une législative partielle. Face à la candidate du RN Marie-Christine Bourgeois, la ministre déléguée chargée de l'Autonomie a recueilli 62,05% des voix, dans un scrutin où la participation a été encore plus faible qu'au premier tour, à 23,99%. En raison de sa présence au gouvernement, c'est le suppléant de Brigitte Bourguignon, Christophe Leclercq, qui siégera à l'Assemblée nationale. Ce sera une première pour lui, comme pour les trois autres élus dimanche.

Brigitte Bourguignon, qui pour sa part avait été élue pour la première fois députée du Pas-de-Calais en 2012 sous l'étiquette PS, a bénéficié du soutien indirect du président ex-LR de la Région, Xavier Bertrand, qui, à l'issue du premier tour, avait appelé à faire "barrage au FN". Marine Le Pen avait riposté en l'accusant d'être un "supplétif" d'Emmanuel Macron.

En Indre-et-Loire, large victoire de la candidate UDI face au PS

Dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire, où seulement 18,25% des électeurs se sont déplacés, Sophie Métadier, maire de Beaulieu-lès-Loches investie par l'UDI et LR et soutenue par LREM, a obtenu 62,93% des voix face à la socialiste Murielle Riolet (37,07%).

L'élection a été provoquée par la démission de la députée Sophie Auconie (UDI) pour raisons de santé. Elle avait ravi la circonscription à l'ancienne ministre socialiste Marisol Touraine en 2017.

Le neveu d'Olivier Dassault, Victor Habert-Dassault (LR), élu dans l'Oise

Dans la première circonscription de l'Oise, sans surprise, changement de tête mais (presque) pas de nom : le neveu d'Olivier Dassault, mort en mars dans l'accident de son hélicoptère, a battu très largement (80,41% contre 19,59%) la candidate RN Claire Marais-Beuil, sur fond de participation en berne, à 24,34% de inscrits.

Au premier tour, Victor Habert-Dassault (LR) était arrivé largement en tête avec 58,44% des voix, en dépit d'accusations de "parachutage" sur la terre où son oncle était député depuis 2002, sa rivale engrangeant 15,27% des voix. Le jeune homme de 28 ans avait tout de même dû affronter un second tour, en raison de la très faible participation.

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