Législatives : Manuel Valls dans la tourmente

Mardi, Manuel Valls annonçait vouloir se présenter aux législatives sous les couleurs de la majorité présidentielle. Mais sa candidature ne remplit pas les critères d’une investiture, selon « En Marche ».

A chaque jour suffit sa peine. Pour rappel, hier, Manuel Valls proposait ses services au parti d’Emmanuel Macron pour les législatives. Ce matin, dans le camp du vainqueur, on semble de moins en moins enthousiaste. « Les règles s’imposent à tous, y compris Manuels Valls. Et à ce jour, il n’est pas dans les critères d’acceptation de sa demande d’investiture, et nous voyons bien aujourd’hui qu’il n’est pas forcément opportun pour le mouvement En Marche d’intégrer cette candidature, quel que soit le passé. Et en même temps, il faut analyser la parole d’un Premier ministre », a expliqué le président de la commission nationale d’investiture d’En Marche Jean-Paul Delevoye.

Un refus politique

Hier, le choix de Manuel Valls avait été plutôt mal accueilli par les socialistes réunis justement pour parler législatives. La bonne nouvelle du jour vient des Républicains. En critiquant l’attitude d’En Marche, ils prennent un peu la défense de Manuel Valls. « Je ne trouve pas la façon dont on traite un ancien Premier ministre très bienveillante. Après, son destin et ses choix lui appartiennent, ses choix aussi », a notamment déclaré François Baroin. Au bout du compte, Manuel Valls, s’il n’est pas investi demain par En Marche, pourrait même se retrouver sans parti, puisque Jean-Christophe Cambadélis vient d’annoncer une procédure d’exclusion à son encontre par le biais de la commission des conflits.

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L'annonce mardi de Manuel Valls de solliciter l'investiture de "La République en Marche" pour les législatives a encore secoué le PS. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)