Législatives : la liste de candidats publiée par La République en marche n'a pas "l'assentiment" du MoDem, déclare Bayrou

Le maire de Pau veut convoquer le bureau politique de son parti, vendredi.

François Bayrou lors du second tour de l\'élection présidentielle à Paris, le 7 mai 2017.
François Bayrou lors du second tour de l'élection présidentielle à Paris, le 7 mai 2017. (MAXPPP)

Emmanuel Macron a fâché François Bayrou. Le président du MoDem allié au nouveau président de la République, a indiqué, jeudi 11 mai, que la liste de candidats présentée par La République en marche, pour les élections législatives, n'avait pas "l'assentiment" de son parti.

Le mouvement d'Emmanuel Macron a présenté une liste de 428 candidats, qui sera complétée d'ici à mercredi, dont la moitié est issue de la société civile. Cette présentation a donné lieu à plusieurs couacs, plusieurs personnalités présentées comme investies n'étant en fait pas candidates.

Des investitures communes

"La liste des investitures publiées cet après-midi est celle du mouvement politique En Marche!, elle n'est en aucun cas celle à laquelle le MoDem a donné son assentiment", a déclaré le maire de Pau. "Je convoque le bureau politique du MoDem demain (vendredi) soir en souhaitant que dans les heures qui viennent, un mouvement de raison permette des investitures communes dans toutes les circonscriptions comme Emmanuel Macron et moi en sommes convenus depuis le premier jour de notre entente", a-t-il ajouté.

François Bayrou a réitéré son agacement dans une interview à l'Obs. "C'est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça", fustige-t-il. Le maire de Pau assure que, selon un accord passé avec Emmanuel Macron, un quart des circonscriptions devait revenir au MoDem et trois quarts au parti du président.

Le secrétaire général de La République en Marche, Richard Ferrand, a en retour assuré qu'il pourrait y avoir des places dans les 150 circonscriptions restantes et relevé que la démarche de d'Emmanuel Macron entraînait des "turbulences" dans les partis.