Législatives 2024 : le programme du "nouveau Front populaire" sera dévoilé vendredi à 12h à la Maison de la chimie, à Paris

Article rédigé par franceinfo
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Les responsables des partis de gauche devant le QG du parti Les écologistes-EELV, à Paris, le 13 juin 2024. (FRANCEINFO)
Ce programme comprend un "pacte pour le pouvoir d'achat", l'indexation des salaires et des pensions sur l'inflation, "l'abrogation de Parcoursup" et "la mise en place d'un revenu étudiant", selon le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, invité de BFM TV.

Ce qu'il faut savoir

Après l'annonce d'un accord des partis de gauche au sein d'un "nouveau Front populaire", quid du programme issus de cette alliance entre le Parti socialiste, le PCF, Les écologistes-EELV et La France insoumise ? "On a réussi à rassembler dans un programme de gouvernement des mesures dont certaines sont très attendues par les Français, en faveur du pouvoir d'achat, comme augmenter les salaires", a déclaré sur le plateau de BFM TV le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. "Nous allons indexer les salaires sur l'inflation, toutes les pensions sur l'inflation", a-t-il ajouté, interrogé sur le contenu de ce programme qui sera dévoilé vendredi à 12h à la Maison de la chimie à Paris. Il a évoqué un "pacte pour le pouvoir d'achat" et assuré que le programme prévoit "l'abrogation de Parcoursup" et "la mise en place d'un revenu étudiant". Ce direct est désormais terminé. 

François Hollande salue l'accord trouvé à gauche. Le "devoir" de la gauche "c'est de faire l'union" pour "écarter l'extrême droite", a déclaré l'ancien président de la République sur TF1. Interrogé sur l'accord annoncé quelques minutes plus tôt par les représentants des partis de gauche, le socialiste a déclaré que s'il "n'en [connait] pas les détails, l'essentiel est que l'union a pu se faire". "Je suis favorable à cet accord", a-t-il conclu.

Le bureau politique de LR reporté "pour des raisons d'organisation". Les Républicains ont reporté à vendredi, "pour des raisons d'organisation", le nouveau bureau politique qui devait valider l'exclusion du président Eric Ciotti après son alliance électorale avec le RN pour les législatives. Le parti a annoncé ce report en fin de journée. Lors d'une première réunion, mercredi, les cadres du parti ont voté l'exclusion d'Eric Ciotti, mais ce dernier conteste la validité de la procédure et a saisi la justice, qui doit examiner son recours vendredi matin.

Attal "favorable" à un débat avec Bardella et Mélenchon. Le Premier ministre, pour son premier déplacement de campagne à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a envisagé un affrontement télévisé avec "ceux ou celles qui ont été plus ou moins identifiés comme potentiellement Premier ministre à l'issue de ces élections", citant le candidat déclaré du RN à Matignon, Jordan Bardella, mais aussi l'insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui n'exclut pas de postuler pour diriger un hypothétique gouvernement d'union de la gauche. Affirmant avoir reçu une proposition de TF1 et France 2, ce dernier a décliné jeudi après-midi sur X, rappelant que l'alliance en négociations à gauche "n'a pas encore désigné son candidat Premier ministre". "C'est donc aux chefs des grands partis de notre coalition d'aller à ce type de débats", écrit Jean-Luc Mélenchon.

François-Xavier Bellamy voterait "bien sûr" pour le RN en cas de duel avec la gauche. Dans ce scénario au second tour, "je fais barrage à La France insoumise et cette alliance qui menace la France", a assuré celui qui a été désigné vice-président par intérim des Républicains hier, après l'exclusion d'Eric Ciotti. Un nouveau bureau politique est convoqué en fin de journée "pour valider" cette sanction, que l'ex-président du parti conteste en justice. Un juge civil examinera cette requête demain, à 11 heures, a appris franceinfo de source judiciaire.

Quel candidat au poste de Premier ministre à gauche ? Sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a déclaré "se sentir capable" d'être Premier ministre en cas de victoire de la gauche, mais assure de ne pas souhaiter "s'imposer". "Je ne le disqualifie pas, je dis juste que ce choix sera un choix collectif", a réagi mercredi le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur RMC. "Il faut un profil qui ne soit pas clivant, il faut un profil capable de rassembler", juge de son côté la députée sortante LFI, Clémentine Autain. Dans la matinée, son collègue de LFI, François Ruffin, a à son tour dit se sentir "capable" d'endosser cette fonction.

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L'actu en continu
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Une militante du collectif féministe "Nous Toutes" se dit "prête et capable d'être investie" par le "nouveau Front populaire" pour les législatives anticipées dans la 1ère circonscription de Nord, soit la circonscription du député LFI sortant Adrien Quatennens. On ne sait pas encore si le député LFI, condamné pour violences sur son ex-compagne, sera le candidat investi par l'alliance des partis de gauche pour les législatives.
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    TH3O
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Bonsoir Luc, pourquoi selon l'accord trouvé du nouveau Front populaire, il apparaît que LFI est le parti qui obtiendra le plus de circonscriptions ? Pourtant, c'est bien le PS et Place publique qui étaient majoritaires aux européennes...
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    Luc Chagnon
    franceinfo Il y a 0 sec
    Bonsoir @TH3O ! Si l'accord du "nouveau Front populaire" prévoit à peu près 230 circonscriptions réservées à LFI et près de 170 pour le PS, c'est parce qu'il ne prend pas en compte seulement les résultats des différents partis aux européennes, mais aussi aux législatives et à la présidentielle. "Nous voulions nous baser sur une moyenne des législatives, des présidentielles et des européennes alors que les socialistes voulaient seulement prendre en compte le résultat des européennes", a expliqué à l'AFP le député LFI sortant du Val-d'Oise Paul Vannier.
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Le RN veut-il toujours la suppression de la double nationalité ? Invité de l'émission "Touche pas à mon poste", le vice-président du RN Sébastien Chenu s'est prononcé en faveur de la suppression de la double nationalité en France, notamment lorsque la deuxième nationalité est celle d'un pays non-européen, estimant par exemple qu'"on ne peut pas être Français pour certaines choses et Uruguayen pour d'autres". La mesure avait pourtant été abandonnée par Marine Le Pen en 2022. Le député sortant RN du Nord a ensuite fait son "mea culpa" sur X.
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
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    Greg1981
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Bonsoir FI, je ne comprends pas pourquoi le PS reste en retrait dans cette nouvelle union de la gauche alors qu’il est apparu comme la 3e force politique du pays. Qu’y a-t-il derrière cette discrétion ? Pourquoi le PS ne s’est pas rapproché de François Bayrou afin de créer une force au centre de l’échiquier politique ?
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    Luc Chagnon
    franceinfo Il y a 0 sec
    Bonsoir @Greg1981 ! Je ne sais pas ce que vous entendez par "en retrait", mais le PS est bien impliqué dans l'alliance du "nouveau Front populaire" : le PS a obtenu la possibilité de présenter le candidat unique de la gauche dans à peu près 170 circonscriptions françaises, et le Premier secrétaire du parti Olivier Faure a plusieurs exprimé ce soir sa satisfaction dans l'accord trouvé (même s'il ne s'agit selon lui que d'"une étape" avant le 7 juillet)
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    Maro
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Bonsoir FI, donc Raphaël Glucksmann fait bien partie de cet accord pour un "nouveau front populaire" ?
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    Luc Chagnon
    franceinfo Il y a 0 sec
    Bonsoir @Maro ! C'est en tout cas ce qu'a suggéré Fabien Roussel sur BFMTV : selon le secrétaire national du PCF, Raphaël Glucksmann "a été avec nous pour coécrire et partager ce programme" du "nouveau Front populaire". "Nous [avons] réussi à construire un rassemblement, qui n'est plus la Nupes qui va bien au-delà et qui inclut Place publique et d'autres organisations", a assuré le communiste. Mais pour l'instant, ni Raphaël Glucksmann ni le parti dont il a mené la campagne aux européennes n'ont communiqué officiellement.
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Les New-yorkais ont dû se poser quelques questions ! Un montage vidéo mettant à l'honneur le député LFI Sébastien Delogu a été diffusé sur un écran publicitaire de Times Square, selon une vidéo publiée sur le réseau X.
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Le député sortant LFI Adrien Quatennens pourrait-il être investi par le "nouveau Front populaire" pour les législatives, malgré sa condamnation pour violences contre son ex-compagne ? "C'est un sujet, nous en avons parlé", concède le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur BFMTV. Il renvoie la balle à LFI, expliquant que c'est à la force politique qui a obtenu la circonscription de choisir le candidat présenté, et que le sort d'Adrien Quatennens sera connu demain. "Nous, pour notre part, nous n'apporterons pas notre soutien à un candidat qui a été condamné", assure le secrétaire national du PCF.
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    Simon34
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Bonsoir. Il me semble qu'un accord existait déjà aux dernières législatives. Quelle différence à part le nom ??
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    Luc Chagnon
    franceinfo Il y a 0 sec
    Bonsoir @Simon34 ! On ne sait pas encore, vu que le programme commun et le détail de la répartition des circonscriptions entre les différents partis n'a pas été rendu public. Mais le contenu de l'accord du "nouveau Front populaire" annoncé ce soir sera présenté demain midi ; nous ne manquerons pas de vous tenir informé !
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Les partis de gauche présenteront les détails de l'accord du "nouveau Front populaire" et leur programme lors d'une conférence de presse demain à midi à la Maison de la chimie à Paris, annoncent les partis de gauche à franceinfo. Suivez notre direct.
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    franceinfo
    Il y a 0 sec
    #LEGISLATIVES Pour lui, pas de Mélenchon à Matignon. "Jean-Luc Mélenchon a tenu des propos ces derniers temps et a eu une attitude qui ne le place pas en situation de pouvoir revendiquer une place" dans un gouvernement, estime sur TF1 François Hollande, ancien président de la République. "Ces proclamations de candidature à Matignon (...) sont totalement décalées par rapport à la réalité", déplore l'ancien président.