Législatives : réduire l'immigration légale, comme le veut le RN, "viendrait déstabiliser" certaines exploitations, selon les Jeunes agriculteurs

Beaucoup d'exploitations "emploient en effet de la main d'œuvre étrangère". Pour autant, le syndicat apolitique ne veut pas prendre parti dans la campagne.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Des cueilleurs de muguet (photo d'illustration). (JEAN-MICHEL NAGAT / RADIO FRANCE)

Une réduction drastique de l'immigration légale, comme le préconise le Rassemblement national (RN), ne ferait pas les affaires de certains exploitants, reconnaissent les Jeunes agriculteurs. "Il y a des exploitations arboricoles, viticoles et aussi légumières qui emploient de la main d'œuvre étrangère", explique le vice-président du syndicat en charge des dossiers économiques, Pol Devillers, vendredi 14 juin sur franceinfo. "C'est vrai que ça viendrait déstabiliser les exploitations et les entreprises concernées", admet-il.

De là à prendre parti dans la campagne des législatives anticipées, il y a un pas que les JA ne franchissent pas. "On est un syndicat qui est apolitique et on restera neutre sur notre positionnement", affirme cet agriculteur du Doubs. Contrairement à d'autres, "nous n'appelons pas à manifester contre qui que ce soit". Pour lui, "en cette période incertaine, notre travail, c'est de rappeler à nos adhérents quelles sont nos priorités et quelles sont nos positions".

La dissolution a mis un coup d'arrêt aux réponses à leur colère

Les revendications des JA pendant la crise agricole, l'hiver dernier, restent d'actualité. "Retrouver du revenu sur nos exploitations, prioriser la question du renouvellement des générations et de la transmission, simplifier l'exercice de notre métier", énumère Pol Devillers. Après, l'objectif "c'est d'aller convaincre nos futurs candidats pour que nos valeurs soit portées dans leur dans leur programme".

Les JA regrettent surtout que la dissolution ait mis un coup d'arrêt à la "concrétisation" de leurs "demandes sur le terrain". Le sort du projet de loi d'orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture est ainsi incertain. Il devait être examiné le 24 juin au Sénat après son adoption en première lecture à l'Assemblée fin mai.

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