L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie se déclare candidate à la présidentielle de 2017

Gaulliste revendiquée, la députée européenne avait refusé de participer à la primaire de la droite.

Michèlle Alliot-Marie lors du campus des Jeunes Républicains au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), le 12 septembre 2015.
Michèlle Alliot-Marie lors du campus des Jeunes Républicains au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), le 12 septembre 2015. (CITIZENSIDE/FRAN?OIS LOOCK / CITIZENSIDE)

"Je suis candidate à la présidence de la République". L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie a déclaré officiellement sa candidature à la présidentielle de 2017, dans une interview à 20 Minutes, jeudi 8 décembre. Gaulliste revendiquée, la députée européenne, qui avait refusé de participer à la primaire de la droite, promeut une "vision à long terme" pour la France. Elle compte dévoiler son projet présidentiel à partir de la fin janvier 2017.

Son regard sur la primaire de la droite

"Cette primaire a été un succès quantitatif, mais je regrette que cela ait davantage porté sur des personnes que sur des projets", précise-t-elle au quotidien. "Je connais François Fillon depuis très longtemps. Je suis d’accord avec lui sur les domaines régaliens inspirés du gaullisme. Je suis cependant surprise par ses choix libéraux, que certains qualifient d’ultralibéraux. On ne peut marginaliser le rôle de l’Etat au nom d’une théorie libérale."

Celle qui a été ministre à de nombreuses reprises réfute l'idée que sa candidature puisse perturber celle de François Fillon. "Je n'ai jamais nui à ma famille politique et je ne le ferai jamais. Je me présente pour apporter quelque chose au débat et pour mon pays", affirme-t-elle. 

Sa vision pour la France

"L'Etat a toujours un rôle à jouer", déclare également celle que ses partisans surnomment MAM. "C’est l’Etat qui permet à la France de préparer l’avenir et lancer les investissements nécessaires pour les 5, 10, 15, 20 prochaines années. Beaucoup font l’impasse sur le rôle essentiel de l’Etat stratège". La candidate "imagine", si elle élue, "deux référendums par an, formulés simplement". Michèle Alliot-Marie confie également "sans aucune démarche" avoir recueilli "la moitié des promesses des 500 parrainages requis"

Son créneau ? Le gaullisme assumé et revendiqué. "Il est une façon de ne pas baisser les bras. Il s'est appelé Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Napoléon, de Gaulle... C'est une grille de lecture et une grille d'action, pragmatique et courageuse".