"On empêche le premier parti d'opposition de tenir son premier meeting des européennes" dénonce Marine Le Pen

Le maire du Thor, dans le Vaucluse, avait donné son accord au Rassemblement national pour un meeting, avant de faire marche arrière. 

Marine Le Pen, à Paris, le 13 janvier 2019.
Marine Le Pen, à Paris, le 13 janvier 2019. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le premier meeting de campagne de Marine Le Pen pour les élections européennes devait initialement se tenir samedi 19 janvier à la salle des fêtes du Thor, dans le Vaucluse. Après avoir donné son accord pour une "réunion d’information locale", le maire sans étiquette de la commune, invoquant des raisons de sécurité, a fait marche arrière face à ce qui s'apparentait plutôt à un meeting national. Selon Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), interrogée vendredi 18 janvier par France Bleu Vaucluse, "on empêche le premier parti d'opposition de tenir son premier meeting des européennes".

"Nous trouverons une autre solution, a commenté Marine Le Pen. Dans un moment où les Français ont besoin de démocratie, dans un moment où on ne cesse de parler de débat, le premier acte que l'on commet est d'empêcher le premier parti d'opposition de pouvoir tenir son premier meeting des européennes. C'est un signal catastrophique."

La salle des fêtes du Thor toujours espérée

L'argument sécuritaire invoqué par le maire du Thor est "un argument malhonnête" selon la présidente du RN. "Nous sommes en contact avec les forces de l'ordre et la préfecture et ils nous ont indiqué qu'il n'y avait aucun problème de sécurité spécifique lié à cette manifestation", a-t-elle poursuivi.

Le Rassemblement national entend conserver la salle des fêtes du Thor pour tenir son meeting samedi 19 janvier à 15h. Le parti a donc engagé un référé. L'audience se déroulera au tribunal administratif de Nîmes vendredi 18 janvier pour demander l’annulation de la décision du maire.