"Il est temps d'en finir avec les carrières !": Olivier Faure appelle au rassemblement

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a évoqué les élections européennes et les difficultés de son parti au micro de France Inter. 

Olivier Faure était l\'invité de France Inter jeudi 25 octobre. 
Olivier Faure était l'invité de France Inter jeudi 25 octobre.  (FRANCE INTER)

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, a appelé jeudi 24 octobre sur France Inter "à des combats communs à l'ensemble de la gauche", alors que la Fondation Jean-Jaurès a dévoilé lundi une étude sur les sympathisants du PS, qui ne représentent seulement que 9% de la population française. "Je crois qu'au-delà de nos divergences que nous ne pouvons pas nier, il y a des combats sur lesquels nous devons nous retrouver", a-t-il déclaré en affirmant que nous étions face "à la gauche la plus bête du monde".

Olivier Faure a affirmé qu'il fallait que le Parti socialiste tire des leçons de l'échec de l'élection présidentielle de 2017 : "Mon travail est de faire en sorte de parler à nouveau à ces électeurs. Les Français ne peuvent pas revenir spontanément vers nous s'ils n'ont pas le sentiment que nous avons réceptionné le message qu'ils nous ont adressé sévèrement il y a un an."

"Sept listes aux européennes, c'est un suicide" 

Sur la possible candidature aux élections européennes de l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal à la tête d'une liste élargie, Olivier Faure considère qu'elle "cherche à incarner un rassemblement plus large parce qu'elle considère que nous sommes face à la gauche la plus bête du monde. Mais c'est nous tous ! Nous sommes dans une situation incroyable où nous avons aujourd'hui un pouvoir libéral qui est en régression, nous présentons sept listes. C'est un suicide".

Olivier Faure a aussi affirmé que Ségolène Royal pouvait "incarner le rassemblement". "Je serai sensible à toutes les initiatives qui viendront expliquer à cette gauche-là que effectivement aujourd'hui, elle va additionner des scores qui seront entre 2 et 10%, et qu'au bout du compte, nous allons accorder facilement une victoire à Macron à un moment où, au contraire, nous pourrions le challenger et faire basculer ce quinquennat", rajoute-t-il.  

Des départs vers La France insoumise 

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a aussi réagi au départ de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, figure de l'aile gauche du parti, et d'Emmanuel Maurel : "Vous m'avez cité deux militants qui sont partis, et vous appelez ça une hémorragie. Moi, je n'y vois que le départ logique de gens qui ont accompagné longtemps Jean-Luc Mélenchon et qui sont partis le retrouver", estime Olivier Faure. "Il est temps d'en finir avec les carrières, et d'avoir des gens qui viennent avec des convictions. Vous me dites que le rassemblement ne marche pas, mais c'est tout l'inverse", a conclut Olivier Faure.