Le Brexit a favorisé la montée du sentiment d'adhésion à l'UE, selon l'historienne Marion Gaillard

Si les sondages se confirment dimanche en France, aucun eurodéputé élu ne sera favorable à une sortie de la France de l'Union européenne.

Un manifestant brandit le drapeau de l\'Union européenne lors de la manifesation pro-européenne, à Berlin le 19 mai 2019.
Un manifestant brandit le drapeau de l'Union européenne lors de la manifesation pro-européenne, à Berlin le 19 mai 2019. (OMER MESSINGER / AFP)

À l'issue des élections européennes, si les sondages se confirment dimanche en France, aucun eurodéputé élu ne sera favorable à une sortie de la France de l'Union européenne et même de la zone euro. "C'est une forme d'effet Brexit", a analysé, vendredi 24 mai sur franceinfo, Marion Gaillard, docteur en histoire et spécialiste des questions européennes.

C'est paradoxal parce que le Rassemblement national augmente mais en fait on a eu peur d'un effet domino et donc au contraire il y a eu un effet de répulsion.Marion Gaillard, historienneà franceinfo

"On voit très clairement dans les eurobaromètres la montée du sentiment d'adhésion à l'Union européenne dans les pays de l'UE", affirme Marion Gaillard. C'est, selon la spécialiste, ce qui explique en partie le changement de cap du Rassemblement national sur une sortie de la France de l'Union européenne et de la zone euro.

"En France, avec la défaite du Rassemblement national, Marine Le Pen a bien compris qu'une partie de son électorat ne veut pas sortir de l'euro, poursuit-elle. C'est un électorat plutôt aisé et identitaire qui se reconnaît dans un certain nombre de thématiques développées par le Rassemblement national mais pas dans la sortie de la zone euro parce qu'il aurait beaucoup à y perdre financièrement", a ajouté l'historienne.