François Hollande : "Mon devoir, c'est de réformer la France et de réorienter l'Europe"

Le chef de l'Etat a réagi à la défaite du PS aux européennes dans une allocution enregistrée.

François Hollande, le 26 mai 2014, lors d\'une allocution télévisée enregistrée.
François Hollande, le 26 mai 2014, lors d'une allocution télévisée enregistrée. (AFP)

Au lendemain de la gifle infligée au PS lors des élections européennes, François Hollande réaffirme, lundi 26 mai dans une allocution enregistrée, que son devoir est de "réformer la France et de réorienter l'Europe". Constatant la "vérité douloureuse" sortie des urnes dimanche soir, le chef de l'Etat assure que "dès demain, au Conseil européen", il insistera auprès de ses homologues sur ses priorités : "la croissance, l'emploi et l'investissement".

Le constat

"Six Français sur dix ne se sont pas déplacés. Un électeur sur quatre a voté pour l'extrême droite." Pour François Hollande, le succès du Front national aux européennes s'explique par "une défiance à l'égard de l'Europe, qui inquiète plus qu'elle ne protège", "une défiance à l'égard des partis de gouvernement" et "une défiance à l'égard de la politique".

Sa réponse pour l'Europe

Le président, qui se réunira mardi à Bruxelles avec les autres dirigeants de 27 autres pays de l'Union, dit son intention de "réorienter l'Europe", où "l'austérité a fini par décourager les peuples" et assure qu'il réaffirmera au Conseil européen la priorité de la croissance et de l'emploi pour le continent.

Sa réponse pour la France

François Hollande affirme que la "ligne de conduite" confiée à Manuel Valls "ne peut pas dévier en fonction des circonstances". "Il faut de la constance, de la ténacité, du courage. Mais aussi la rapidité dans la mise en œuvre. Parce que les Français ne peuvent pas attendre", ajoute le chef de l'Etat.

A ce titre, la réforme territoriale sera présentée "dès la semaine prochaine". "La simplification" et "la modernisation" seront "tout l'enjeu de la réforme de notre organisation territoriale, de grandes régions, avec une évolution de nos collectivités", a-t-il déclaré.

Le lapsus

Le président de la République a par ailleurs commis un lapsus, en affirmant, dans son allocution : "Partout, les partis européens progressent", alors que les résultats montrent au contraire une progression des partis eurosceptiques dans de nombreux pays de l'UE. 

FRANCE 2