REPLAY. Européennes : revivez le grand débat de "L'Emission politique" avec les 15 candidats pour l'élection

France 2 a organisé une soirée de débat exceptionnelle avant les élections européennes, avec les représentants de 15 des 34 listes candidates pour le scrutin.

Ce direct est terminé.

Ce qu'il faut savoir

Un débat "décisif", à trois jours des élections européennes. "L'Emission politique" de France 2 a organisé, mercredi 22 mai, deux débats avec 15 des 34 listes françaises candidates pour le scrutin de dimanche. Six têtes de liste ou chefs de parti des principales formations candidates ont débattu en première partie de soirée. Puis, des représentants de neuf autres listes leur ont succédé. Au programme de la soirée : des échanges autour de "L'Europe du quotidien" et de "L'Europe, ouverte ou fermée ?". Revivez cette soirée de débat avec franceinfo.

Les six principales formations se sont affrontées dès 21 heures. Le premier débat a rassemblé François Bayrou (LREM-MoDem), Manon Aubry (La France insoumise), Raphaël Glucksmann (Place publique-PS), Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts), Laurent Wauquiez (Les Républicains) et Marine Le Pen (Rassemblement national).

Neuf autres listes en seconde partie de soirée. Le deuxième débat de cette "Emission politique" a réuni les candidats suivants : Ian Brossat (Parti communiste), Florian Philippot (Les Patriotes), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Asselineau (Union populaire républicaine), Guillaume Balas (Génération.s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Dominique Bourg (Génération écologie) et Francis Lalanne (Alliance jaune).

Un appel à "la mobilisation générale". Par la voix de la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, Emmanuel Macron a appelé à "la mobilisation générale" pour convaincre les électeurs d'aller voter dimanche. Selon deux sondages publiés mardi et mercredi, la participation est estimée entre 46% et 52%, ce qui signifie que près d'un électeur sur deux pourrait choisir de s'abstenir.

 Le Rassemblement national en tête. D'après un sondage BVA publié mercredi, le RN est donné premier avec 23% des voix, légèrement devant La République en marche (22%). Les Républicains arrive troisième (13%), devant les listes La France insoumise (8,5%) et Europe Ecologie-Les Verts (8%). Suivent ensuite les listes PS-Place publique (5%), Debout la France (3,5%), PCF (3%), Génération.s (2,5%), Les Patriotes (2%), UDI (1,5%) et UPR (1,5%).

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #EUROPEENNES

23h58 : "La fraude fiscale dans l'Union européenne, c'est 1 000 milliards d'euros par an qui partent en fumée, et cela nous ruine."

"Tous les chiffres le montrent : il n'y a pas d'invasion migratoire", estime aussi Ian Brossat.

00h07 : "Il faut qu'on puisse définir des quotas (...) ça nécessite de réformer Schengen. Je veux aussi qu'on sanctuarise l'asile politique. Et l'urgence pour l'Europe, c'est d'aider au développement de l'Afrique."

00h04 : "Concernant Schengen, il faut poser ce genre de questions au peuple, c'est pour cela que nous sommes pour le RIC [référendum d'initiative citoyenne]."

Francis Lalanne revient sur sa conception de la démocratie : "A l'Assemblée européenne, on nous pose des questions. On consulte nos électeurs. Si 60% de nos électeurs votent 'oui', six députés voteront pour et quatre voteront contre."

23h47 : "Je défends cette idée de la libre circulation et de la libre installation. Quand on est un travailleur, on n'a pas toujours la possibilité de vivre là où on naît."

00h02 : Il est temps de passer à la deuxième séquence de ce deuxième débat : "L’Europe : ouverte ou fermée ?" Dominique Bourg (Génération écologie-Mouvement écologiste indépendant) s'exprime pour le maintient de Schengen.

00h01 : "Les Suédois ont gardé leur monnaie [la couronne] et le taux de croissance de la Suède est en moyenne de 15% supérieur à celui de la zone euro."

00h00 : Vous êtes perdu avec cette histoire de Smic européen ? Vous vous y perdez dans les propositions des différents partis ? Je vous conseille de regarder les explications de France 2 sur ce sujet :

01h30 : Depuis dix ans, le transport de marchandises par le rail a été divisé par deux, selon Ian Brossat. Le rapport Spinetta de 2018 sur l'avenir du réseau ferroviaire français notait que "la part modale du fret ferroviaire" est passée "de 25% dans les années 1980 à moins de 10%aujourd’hui" . Et dans cette période, elle est tombée "de 18% en 2003 à moins de 10% en 2016". "Le fret ferroviaire français a subi depuis plus de vingt ans une baisse constante d’activité, la chute s’accélérant avec la crise de 2008 pour se stabiliser (...) à partir de 2012." Mais "depuis 2014, le fret ferroviaire se redresse".

23h41 : "Vous ne pouvez pas demander à la Bulgarie d'avoir un Smic qui ne correspond pas à sa compétitivité. Il faut arrêter avec ces sornettes de Smic européen."

00h42 : "Le débat des cowboys" contre celui de la "réserve d'Indiens" : voilà comment Jean-Christophe Lagarde a qualifié ce second débat auquel il participe et contre lequel il s'était insurgé il y a quelques jours, en compagnie de Nicolas Dupont-Aignan, également présent ce soir, et Benoît Hamon, absent.




23h40 : "Si on pense à relever le Smic européen, pensons déjà à relever le Smic français. Et je pense que 1 800 euros, ce serait une bonne chose."

23h57 : "Abroger la directive européenne de détachement des travailleurs : pour ou contre ?" Guillaume Balas et Jean-Christophe Lagarde sont "pour". Ian Brossat, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, Dominique Bourg sont "contre". Nathalie Arthaud s'est abstenue. Quant à Francis Lalanne, il a dit attendre l'avis de ses électeurs.

23h56 : "Il faut évidemment avancer vers l'harmonisation sociale en Europe."

Guillaume Balas (liste Printemps européen-Génération.s) propose une nouvelle règle de calcul pour le Smic en le fixant à 60% du salaire moyen dans chaque pays. Cela permettrait de passer le Smic en France à plus de 1 300 euros, selon lui.

23h30 : "Il faut harmoniser les salaires et les tirer vers le haut."

23h32 : Benoît Hamon, la tête de liste de Génération.s, est devant sa télé ce soir pour soutenir Guillaume Balas, qui le représente.

23h29 : "Le Smic européen de Mme Loiseau, c'est de la poudre de perlimpinpin. Moi je préfère l'Europe concrète."

23h28 : "On est dans la réserve indienne, parce que la cavalerie en a décidé ainsi."

Jean-Christophe Lagarde se plaint une nouvelle fois des modalités de l'organisation des débats de ce soir.

23h30 : "Est-ce qu'on est capable de taper du poing sur la table, sans pour autant sortir de l'UE ?" (...) La France est un grand pays. Moi, je propose qu'on dise à un moment : 'On ne joue plus'."

Nicolas Dupont-Aignan rappelle la politique de la chaise vide du général de Gaulle et estime qu'il est possible de faire changer l'UE, sans pour autant la quitter.

23h46 : Ian Brossat a affirmé que 9 000 km de lignes de chemin de fer étaient menacées de fermeture en France. Ce chiffre de 9 000 km correspond peu ou prou aux petites lignes encore ouvertes aux voyageurs, un ensemble hétéroclite qui représente le tiers du réseau national, mais seulement 2% du trafic. Dans son rapport sur l'avenir du réseau ferroviaire français publié en février 2018, l'ancien patron d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, ne donnait pas bien cher de certaines d'entre elles. Mais il ne demandait pas leur fermeture. Il proposait de les soumettre à un audit. Le Premier ministre, Edouard Philippe, s'était empressé de désamorcer la bombe en mars 2018, racontait Le Point.

23h21 : "La France doit prendre ses responsabilités sur l'orientation de sa politique agricole et ne pas attendre de voir ce que va lui dire l'Europe."

23h19 : "Qu'on ne dise pas n'importe quoi sur l'écologie punitive. On ne défend pas les gens en les tuant."

23h25 : Interrogé sur sa volonté d'intégrer un Parlement dans une institution à laquelle il ne croit pas, François Asselineau assure qu'il reversera son salaire de député européen à des associations s'il est élu : "Nous irons au Parlement européen pour porter la voix du Frexit."

23h23 : "Vous faites des débats à six, puis à neuf, parce que vous savez qu'à quinze, ce sera la foire d'empoigne. L'Union européenne, c'est 28. On ne peut pas arriver à quoi que ce soit à 28."

François Asselineau prend l'exemple de la Suisse et de la Norvège, deux pays hors de l'UE, pour vanter la cadre de la nation.

23h21 : "On a une agriculture, aujourd'hui en France, qui est victime de cette concurrence libre et non faussée. (...) Nos agriculteurs sont confrontés à une concurrence déloyale."

23h20 : "L'Alliance jaune propose une taxe sur le fioul lourd et sur le kérosène. Nous proposons ainsi de taxer les gros pollueurs."

"Il faut que la PAC s'engage vers le qualitatif, et non vers le quantitatif", ajoute Francis Lalanne.

23h19 : Yannick Jadot a déclaré que 150 000 réfugiés "maximum" sont arrivés dans l’Union européenne en 2018. Ce chiffre de 150 000 se retrouve dans un rapport de la Commission européenne. Mais il s'agit d'arrivées irrégulières détectées aux frontières extérieures de l'UE, pas d'arrivées de réfugiés. C'était une baisse de 25% par rapport à 2017 et 90% par rapport à la crise migratoire de 2015. Un plus bas depuis cinq ans. Mais d’après les chiffres d'Eurostat, ce sont 580 800 personnes qui ont demandé l’asile pour la première fois dans l’UE en 2018. Un nombre en baisse de 11% par rapport à 2017 et inférieur de moitié à ceux de 2015 et 2016, où plus de 1,2 million d’étrangers avaient introduit une première demande de protection internationale.

23h17 : "Il faut renchérir aujourd'hui le prix du carbone sur les importations pour pouvoir être compétitif et pour faire de l'écologie."

Guillaume Balas plaide pour une taxe carbone et propose aussi un grand plan d’investissement vert, notamment dans l'agriculture, afin de subventionner le bio.

23h12 : "Nous avons les plus gros lobbys productivistes dans l'UE", vient de dire Guillaume Balas (Génération.s). Quelle sont justement la place et le poids des lobbys au sein des institutions européennes ? J'avais enquêté pour franceinfo sur cette question. A lire ici.



(BAPTISTE BOYER / FRANCEINFO)

23h11 : "La plupart du temps on dit 'il faut faire ça, mais cependant on reste dans l'UE'. Mais comment vous voulez faire ? C'est parfaitement contradictoire."

Florian Philippot plaide une nouvelle fois pour une sortie de l'Union européenne pour pouvoir lutter contre les problèmes économiques et environnementaux.

23h02 : "On culpabilise les Français en permanence (...) alors que nous sommes le pays européen le plus propre en matière de CO2. Il faut taxer à nos frontières les produits qui sont faits à partir de l'esclavage humain. Il faut un protectionnisme social et écologique."

23h09 : "J'ai peur que ce soit les plus pauvres qui payent."

Nathalie Arthaud explique pourquoi elle s'est abstenue sur l'interdiction du diesel d'ici 2040 : "On ne peut pas prendre le problème par le petit bout de la lorgnette et culpabiliser les plus modestes."

22h58 : Les tirs de LBD survenus durant les manifestations des "gilets jaunes" se sont invités dès le début de ce second débat. Francis Lalanne (Alliance jaune) en a dénoncé l'usage par les forces de l'ordre.




22h57 : "J'y suis favorable, parce qu'on a suffisamment démontré les dangers liés au diesel."

Ian Brossat explique pourquoi il est favorable à l'interdiction des moteurs diesel d’ici 2040, même s'il estime qu'il faut se donner le temps de ne pas pénaliser socialement les ménages avec cette mesure.

23h06 : Francis Lalanne explique qu'il s'abstient de se prononcer sur la question de l'interdiction des moteurs diesel d'ici 2040 car ce sont les électeurs qui décideront dans le système qu'il prône. En effet, pour chaque vote au Parlement européen, les électeurs français seraient consultés à la proportionnelle. Si une réforme obtient 90% des suffrages, neuf eurodéputés de l'Alliance jaune sur dix voteront pour et le dernier contre. Pour en savoir plus, je vous conseille cet article de Robin Prudent, qui a suivi le chanteur en campagne pendant une journée.



(ROBIN PRUDENT / FRANCEINFO)

23h04 : "Interdire les moteurs diesel d’ici 2040 dans toute l’Union européenne : pour ou contre ?" Ian Brossat, Guillaume Balas et Jean-Christophe Lagarde ont voté "pour". Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et Dominique Bourg ont voté "contre" (mais pour des raisons différentes). Nathalie Arthaud s'est abstenue. Quant à Francis Lalanne, il a dit attendre l'avis de ses électeurs.

23h02 : On commence, comme lors du premier débat, avec la séquence consacrée à "L’Europe du quotidien", avec pour thèmes principaux, l'écologie et l'économie.

23h01 : Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) est venue avec une mappemonde : "Ma patrie, c'est la Terre entière, sans frontières." Elle en a profité pour dénoncer les inégalités sociales sur la planète.

22h49 : Marine Le Pen a assuré ce soir que les réfugiés recevaient une carte de crédit à leur arrivée en Europe. Plusieurs rumeurs ont circulé à ce sujet sur les réseaux sociaux. En octobre 2017, Bernard Monot, alors député européen Front national, publiait sur Twitter une photo montrant "la carte bancaire créditée de 641 euros chaque mois pour les migrants qui arrivent en France". Comme nous vous l'expliquons dans cet article, il ne s'agit pas d'une carte de crédit mais d'une carte de retrait, uniquement destinée aux demandeurs d'asile. Et le montant de l'allocation pour demandeur d'asile est, pour une personne seule, de 204 euros par mois, et non de 641 euros.

22h59 : Francis Lalanne (Alliance jaune, la révolte par le vote) a apporté un projectile de LBD pour dénoncer les violences policières. Il a utilisé auparavant une minute de temps de parole pour dénoncer l'absence des petites listes au débat de ce soir, et notamment celle du parti animaliste.

22h58 : François Asselineau (Union populaire républicaine) est venu avec une carte de l'Europe, où l'on distingue des régions. "Il n'y aurait plus la France, l'Espagne... mais des sous-entités qui se seraient décomposées. Personnellement, je préfère garder la France."



22h57 : Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) est venu avec un bulletin de vote : "Je veux dire aux Français ce soir qu'on ne peut pas régler les problèmes de pouvoir d'achat, d'immigration... avec l'Union européenne telle qu'elle fonctionne aujourd'hui."



22h56 : Florian Philippot (Les Patriotes) est venu avec une photo du résultat du référendum sur la Constitution européenne, en 2005. "L'ensemble de la classe politique française s'est vendue à l'Union européenne", estime-t-il. A noter qu'il n'a pas oublié de citer les "gilets jaunes" dans sa présentation.

22h54 : Guillaume Balas (liste Printemps européen-Génération.s) est venu avec un passeport, "parce qu'un passeport, cela peut aussi se voler". Il estime que le débat européen est en train d'être confisqué par les grands partis.

22h53 : Jean-Christophe Lagarde (liste Les Européens-UDI) a choisi une photo de millions de Britanniques en train de manifester contre le Brexit. "Nous, nous défendons un vote pour l'Europe, un vote collectif", explique-t-il en dénonçant la stratégie de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron de personnaliser le débat.

22h41 : Dominique Bourg (Génération écologie-Mouvement écologiste indépendant) est venu avec un réveil pour parler de l'urgence climatique : "Le sol commence à se dérober sous nos pieds."



22h51 : Ian Brossat (Parti communiste français) est venu avec le petit train de sa nièce pour parler des petites lignes de train qui sont menacées de fermeture en France : "C'est une hérésie, une folie (...) cela nous permet de toucher du doigt les dérives de cette Europe libérale."



22h50 : Sans transition, place maintenant au second débat ! Neuf candidats vont s'affronter. Ils ont eu trente secondes pour prendre place sur le plateau. Il s'agit de Ian Brossat (PCF), Florian Philippot (Les Patriotes), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Asselineau (UPR), Guillaume Balas (Génération.s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Dominique Bourg (Urgence écologie) et Francis Lalanne (Alliance jaune). Si vous voulez en savoir plus sur eux, rendez-vous dans cet article.