Elections européennes : Julien Dray se déclare candidat pour mener la liste du Parti socialiste

L'ancien député et conseiller régional socialiste d'Île-de-France entend "créer un collectif rassembleur autour de ce projet", explique-t-il dans un entretien au "Parisien", dimanche. 

L\'ancien député socialiste de l\'Essonne, Julien Dray, le 24 juin 2017 à Paris. 
L'ancien député socialiste de l'Essonne, Julien Dray, le 24 juin 2017 à Paris.  (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

Julien Dray dévoile ses ambitions pour les élections européennes de 2019, dans un entretien au Parisien, dimanche 5 août. L'ancien député socialiste de l'Essonne et actuel conseiller régional d'Île-de-France "souhaite mener la bataille des Européennes au nom des socialistes et créer un collectif rassembleur autour de ce projet", annonce-t-il au quotidien. 

"Il faut mener une bataille politique de conviction. Ces élections européennes seront totalement différentes de toutes celles que nous avons connues auparavant. C'est pourquoi il faut commencer très tôt", défend l'ancien porte-parole du Parti socialiste

Une "dotation universelle" pour chaque jeune européen

Dans cet entretien, Julien Dray détaille plusieurs idées qu'il entend défendre s'il prend la tête de liste nationale du PS aux élections européennes de mai 2019. "Au coeur de ma démarche, il y a la volonté de créer une dotation universelle qui s'impose à tous les pays pour chaque jeune européen à l'âge de 18 ans", indique ainsi le conseiller régional. "Ce serait un capital de départ donné à chaque jeune pour faire sa vie comme il l'entend."

"Par ailleurs je propose de faire du droit à l'avortement un droit européen pour chaque femme", détaille-t-il. "Et je veux aussi une règle commune qui s'impose à toute l'économie pour avoir dans les cinq ans une Europe sans Monsanto et sans glyphosate."

En matière de politique migratoire, l'ancien député souligne que "dans les semaines à venir, comme l'a annoncé Olivier Faure", le premier secrétaire du parti, le PS va "proposer une conférence ouverte à toute la gauche européenne pour tenter de construire un programme commun de gestion des flux migratoires".