Elections européennes 2024 : le débat entre Gabriel Attal et Jordan Bardella aura lieu le 23 mai sur France 2

Le Premier ministre va débattre avec la tête de liste du Rassemblement national, dans l'objectif de relancer la campagne de la candidate Renaissance, Valérie Hayer.
Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
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Le Premier ministre, Gabriel Attal, le 5 mai 2024 à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne). (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le chef du gouvernement peut-il faire basculer la campagne du parti présidentiel ? Gabriel Attal va participer, jeudi 23 mai à 20h15 sur France 2, à un débat face à la tête de liste du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, en vue des élections européennes. Le débat sera animé par la journaliste Caroline Roux, dans l'émission "L'Evénement". Le chef du gouvernement, qui a longtemps refusé de s'impliquer en faveur de la tête de liste de Renaissance, Valérie Hayer, à la peine dans les sondages, va donc tenter d'inverser, ou du moins d'atténuer le rapport de force face au RN.

Le camp macroniste est crédité de seulement 16% d'intentions de vote – deux fois moins que le parti d'extrême droite – dans la dernière enquête d'opinion Ifop-Fiducial pour LCI, Sud Radio et Le Figaro, publiée lundi 6 mai. De quoi pousser Emmanuel Macron à demander à son Premier ministre d'agir avant le scrutin du 9 juin. "Je souhaite qu'il s'engage au maximum dans la campagne en faisant des débats, des meetings", a confié samedi le chef de l'Etat dans une interview accordée à La Tribune dimanche. Message reçu à Matignon.

Gabriel Attal va d'ailleurs s'exprimer dès mardi soir lors du meeting Renaissance à la Mutualité, à Paris, à un peu plus de deux semaines du débat avec Jordan Bardella. Le candidat du RN a fait de l'opposition à Emmanuel Macron l'un des axes de sa campagne. L'actuel président du RN réclame une confrontation avec le chef du gouvernement depuis des mois. En février, il l'avait invité à "assumer ses responsabilités" et à venir débattre, lors d'une interview sur Europe 1. D'abord opposé à cette idée, Gabriel Attal avait finalement fait fuiter son envie d'une "confrontation démocratique".

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