DIRECT. Regardez et commentez le débat entre les "Spitzenkandidaten", les candidats à la présidence de la Commission européenne

Les six candidats à la présidence de la Commission européenne s'affrontent à 21 heures lors d'un débat organisé au Parlement européen.

Les six candidats à la présidence de la Commission européenne, avec, au centre, les présentateurs Markus Preiss et Emilie Tran Nguyen, le 15 mai 2019.
Les six candidats à la présidence de la Commission européenne, avec, au centre, les présentateurs Markus Preiss et Emilie Tran Nguyen, le 15 mai 2019. (ARIS OIKONOMOU / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Six prétendants pour un poste. Franceinfo (sur le canal 27 de la TNT) diffuse, mercredi 15 mai, à partir de 21 heures, le débat organisé par le Parlement européen entre les candidats à la présidence de la Commission européenne, également appelés Spitzenkandidaten. Une rencontre animée par trois journalistes : la Française Emilie Tran Nguyen (France 3), la Finlandaise Annastiina Heikkilä et l'Allemand Markus Preiss.

Six "Spitzenkandidaten". Les principaux partis européens représentés au Parlement européen ont chacun désigné un chef de file qui sera leur candidat au poste de président de la Commission européenne, après les élections européennes du 26 mai. Sur le plateau, installé dans l'Hémicycle bruxellois, débattront l'Allemand Manfred Weber pour le Parti populaire européen (droite), le Néerlandais Frans Timmermans pour le Parti socialiste européen (gauche), le Tchèque Jan Zahradil pour les Conservateurs et réformistes européens (eurosceptiques), la Danoise Margrethe Vestager pour l'Alliance des démocrates et libéraux (centristes), l'Allemande Ska Keller pour les Verts et le Belge Nico Cué pour le Parti de la gauche européenne (gauche radicale).

Un débat en trois parties. Les candidats à la présidence de la Commission européenne balaieront les principaux thèmes de la campagne en trois parties. La première sera consacrée aux politiques européennes et aux institutions (la crise démocratique, le Brexit, les inégalités et la fiscalité, l'immigration...). La seconde traitera de l'environnement (changement climatique, déchets, santé...). Enfin, la troisième abordera les valeurs de l'Europe et l'international (droits de l'homme, numérique...).

Qui dirigera la Commission européenne ? Depuis 2014, le président de l'organe exécutif de l'UE est le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Son successeur sera élu en juillet par les eurodéputés, mais c'est bien au Conseil européen (instance regroupant les chefs d'Etat et de gouvernement) qu'il reviendra de proposer un nom. Le Parlement européen tient à ce que le nom proposé soit l'un des six Spitzenkandidaten, en fonction du résultat des élections. Mais plusieurs dirigeants, dont Emmanuel Macron, ont prévenu qu'ils pourraient s'affranchir de cette règle, qui n'est pas inscrite dans les traités.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #EUROPEENNES

00h03 : Il est minuit, ce direct est désormais terminé. Voici les principales informations de la soirée :

• Une sixième personne a été interpellée en Alsace, dans le cadre de l'enquête sur des armes détenues par l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg. Cinq personne avaient déjà été arrêtées mardi.


• Les six candidats à la présidence de la Commission européenne (également désignés par le terme allemand Spitzenkandidaten) se sont affrontés lors d'un débat organisé à Bruxelles, ce soir. Vous pouvez le revivre dans cet article.

• Le tribunal administratif de Paris a rejeté un recours en urgence des parents de Vincent Lambert contre l'arrêt des soins de leur fils, prévu à partir de lundi.


• Vingt-six pays et géants d'Internet ont rallié "l'appel de Christchurch" pour lutter contre les contenus en ligne terroristes ou extrémistes violents, a annoncé l'Elysée.


Ce live reprendra à 6 heures.

23h31 : Un débat sérieux, sans petites phrases ni escarmouches. Les six candidats à la présidence de la Commission européenne (également désignés par le terme allemand Spitzenkandidaten) se sont affrontés lors d'un débat organisé à Bruxelles, ce soir. Vous pouvez le revivre dans cet article.

22h53 : Bonsoir Franceinfo! Merci pour la retransmission de ce débat ! J'ai une question sur la correspondance entre les partis européens représentés ce soir et les partis français candidats aux élections européeenes: Qui siège avec qui ? Ou plutôt qui devrait siéger avec qui? ;)

22h47 : Bonsoir @anonyme. Vous pourrez retrouver le débat en intégralité dans quelques minutes sur notre site. Nous vous indiquerons le lien dans ce direct !

22h47 : Un lien pour les internautes pour revoir le débat pour ceux qui l'ont loupé, s.'il vous plaît ? 🤦🏼‍♂️

22h54 : François Beaudonnet, journaliste à France Télévisions, salue sur Twitter un débat "sans petites phrases où les débats de fond sont abordés". Son collègue Pascal Verdeau, correspondant à Bruxelles, note que Manfred Weber (PPE) a eu du mal à répondre aux attaques de ses contradicteurs.

22h34 : Enfin un débat passionnant et intéressant, enfin on parle de l'Europe, et des futures commissaires européens, et ils faudraiznt parler plus souvent d'Europe, madame weestagen, trop dirigiste et psychorigide, une 2 ème Merkel, il était temps d'expliquer, franck timmermans, ezt très bien, ils expliquent bien, le candidat de gauche pas convaincant. En dehors de critiquer ils proposent rien. Et les verts ne me convaint pas non plus. Merci, enfin passionnant. #Europennes

22h34 : C'est quand même agréable quand on entend du français, surtout quand il est bien maîtrisé comme ce candidat néerlandais.

22h33 : Si un certain référendum avait été respecté, on aurait peut-être un peu plus confiance dans les gouvernants. Une remise à plat totale des règles et institutions européennes est la seule solution pour faire accepter une Europe. Mais je ne pense pas que les profiteurs de l'Europe actuelle soient prèts à se remettre en question ...

22h54 : Merci d'avoir suivi ce débat entre les Spitzenkandidaten avec nous. Voici quelques-uns de vos commentaires.

22h29 : C'est déjà le mot de la fin pour les six candidats, qui sont invités à un mot de conclusion en trente secondes chrono.

22h27 : "Si vous souhaitez changer les choses, il faut changer soi-même, la façon de nous exprimer. Il faut parler différemment, se défaire des sigles (comme le RGPD), lutter contre les fake news..."

22h25 : "Je suis pour l'intégration européenne, mais je suis pour une Europe qui fasse moins et mieux. Je ne pense pas que plus d'Europe soit la panacée."

22h24 : "Nous avons besoin de mécanismes indépendants sur la question de l'Etat de droit, et que les Etats qui ne respectent pas l'Etat de droit soient sanctionnés financièrement."

22h21 : "L'unité européenne existait mais risque d'être démantelée car on a mené des politiques d'austérité contre les pays du sud. Ou on fait le choix des marchés, soit on fait des choix avec les gens qui vivent en Europe. On n'a fait que diminuer leur pension, augmenter l'âge de la retraite. La responsabilité c'est vous qui l'avez parce que vous avez mené ces politiques-là."

22h22 : "Si des gens votent pour des partis extrémistes, c'est de notre faute. Offrons d'autres propositions à nos concitoyens pour les faire revenir dans le giron européen."

22h18 : "C'est le nationalisme qui divise l'UE. Il y a des gens qui veulent détruire l'Union européenne. Il ne faut pas leur laisser trop d'espace. Au PPE, il y a un problème : en Autriche il y a eu une alliance avec le FPÖ, et en Hongrie il y a le problème Orban."

22h16 : Nouveau thème abordé dans ce débat : le populisme et l'euroscepticisme.

22h14 : Nico Cué (gauche radicale) utilise un de ses "jokers" pour interpeller Frans Timmermans (socio-démocrates). "Au sein de votre famille politique il y a eu beaucoup d'opposition au Ceta, avec Paul Magnette [président PS de la Wallonie]" Frans Timmermans lui répond, dans un français limpide : "Ce que vous avez fait avec Paul Magnette a eu une grande influence sur le traité Ceta", assure-t-il.

22h07 : Nico Cué s'en prend vivement aux traités de libre-échange qui "donnent autorité à une justice privée qui affaiblit les Etats". Jan Zahradil plaide au contraire pour davantage de traités de libre-échange, en particulier avec les pays d'Asie.

22h04 : Frans Timmermans plaide pour une "unité européenne" pour peser face aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie. De son côté, Manfred Weber affirme que pour permettre à l'Europe de peser, l'UE devrait passer à la règle de la majorité qualifiée sur la question des affaires extérieures.

22h02 : Ska Keller fait un pas de côté en estimant que l'Europe doit être "une force de la paix et des droits de l'Homme dans le monde". Elle regrette notamment l'exportation d'armes à des régimes dictatoriaux.

21h59 : Place maintenant à la question des relations commerciales entre l'UE et les Etats-Unis.

21h58 : "La lutte contre les paradis fiscaux, on est d'accord là-dessus. Mais la question c'est 'comment procéder ?' Dans certains domaines fiscaux, il faudra passer de la règle de l'unanimité à la règle de la majorité."

21h55 : "Il y a des endroits en Europe où on a enlevé tous les services publics. Il faut arrêter les discours bienveillants et passer aux actes. 850 milliards de fraude fiscale c'est combien d'écoles, combien de soins de santé ?"

21h54 : "Les Etats ont le droit de taxer les entreprises, mais l'Union européenne n'est pas un Etat."

21h52 : "Il faut un niveau d'imposition plancher pour les entreprises dans toute l'Europe (18% par exemple)."

21h51 : "Il faut taxer le numérique, beaucoup d'entreprises y échappent, et un minimum d'impôt sur les sociétés. Il faut une équité fiscale."

Commissaire européenne sortante, Margrethe Vestager s'en prend aux paradis fiscaux en Europe. Et conclut d'un trait d'humour : "Pour moi un paradis fiscal, c'est là où tout le monde paie ses impôts !"

21h48 : On en vient au thème de la fiscalité des multinationales en Europe.

21h47 : Le débat sur l'écologie tend un peu l'ambiance entre les six candidats. Ska Keller (écologiste) a notamment vivement contesté l'affirmation de Manfred Weber (droite) selon laquelle son parti, le PPE, était à l'origine de toutes les législations en faveur du climat.

21h45 : "Si nous voulons arriver à une Europe neutre en carbone d'ici 2050, je ne suis pas d'accord pour que les retraités ou les personnes les plus pauvres de notre société soient les perdants de ce processus. Il y a beaucoup d'inquiétude, également pour l'industrie automobile. Il faut agir de telle sorte que chacun soit respecté."

21h41 : "On ne s'attaque pas aux gros pollueurs. Par contre je suis opposé à la taxation des citoyens les plus faibles comme le fait Macron en France. C'est inacceptable."

21h40 : "Ne fixons pas des objectifs irréalistes. Respectons les engagements des accords de Paris. Par ailleurs il faudrait revoir les subventions de la PAC afin de subventionner davantage les petites exploitations."

21h39 : "Pourquoi ne taxons pas le kérozène alors que nous taxons l'essence et le diesel ? Pourquoi n'introduisons pas une taxe sur le CO2 pour les entreprises ? c'est possible si les Etats membres nous aident."

21h37 : "Nous n'avons qu'une planète, nous devons la protéger, il n'est plus possible de faire des compromis. Il faut juste agir. Il faut arrêter toutes les subventions qui portent atteinte au climat. On pourrait créer d'emplois dans les technologies respectueuses de l'environnement."

21h35 : Après l'immigration et le chômage, on passe au thème de l'écologie.

21h34 : Frans Timmermans (gauche) est pris à partie par Jan Zahradil (droite eurosceptique) après avoir décliné ses propositions sur le chômage des jeunes. Il avait notamment proposé une "garantie jeunesse" et un salaire minimum fixé à 60% du revenu médian dans chaque pays.

21h29 : Pour terminer sur ce sujet de l'immigration, l'écologiste Ska Keller plaide elle aussi pour une solidarité entre les Etats européens.

21h24 : Frans Timmermans (socio-démocrates) plaide lui aussi pour une solidarité entre pays européens pour faire face au défi migratoire. "La solidarité ce n'est pas à la carte. Il y a parfois des plats que vous n'aimez pas au menu", lance-t-il en critiquant les Etats d'Europe de l'Est qui refusent d'accueillir des migrants.

21h22 : Margrethe Vestager (centriste) a plaidé pour un "système d'asile commun" et une "solidarité" entre les Etats membres. "Il faut le faire ensemble, sinon nous échouerons."

21h19 : Pour sa part, Nico Cué (gauche radicale) estime que "la migration est une chance". "J'en suis un exemple", lance-t-il en ajoutant qu'"il n'y a pas d'invasion de l'Europe".

21h16 : Manfred Weber (PPE, droite) a notamment plaidé pour renforcer les effectifs de Frontex, chargés de surveiller les frontières de l'Europe.

21h15 : Premier thème abordé dans ce débat : l'immigration. Le Tchèque Jan Zahradil (droite eurosceptique) s'oppose à la politique des quotas et estime qu'il faut "respecter le droit souverain des Etats membres".

21h09 : Bonsoir @anonyme. Chaque candidat s'exprime dans la langue de son choix. Vous avez ainsi pu entendre le Belge Nico Cué, candidat de la gauche radicale, s'exprimer en français. Mais les autres se sont exprimés en anglais.

21h07 : Le débat est-il tout en anglais ?

21h08 : C'est parti pour le débat ! Les trois journalistes, dont Emilie Tran Nguyen de France Télévisions, présentent les six candidats.



20h55 : Les candidats auront une minute pour se présenter, puis six thèmes seront abordés : immigration, chômage, climat, fiscalité, commerce et populisme. Pour chaque question, les candidats auront une minute pour répondre à chaque question. Enfin, chacun des six candidats aura droit à deux jokers qu'ils pourront utiliser pour contredire ses concurrents.

20h41 : Avant le début du débat à suivre à partir de 21 heures sur franceinfo canal 27, voici qui sont les six "Spitzenkanidaten" qui vont s'affronter ce soir. Il s'agit des candidats pour le poste de président de la Commission européenne, qui sera élu au mois de juillet par les nouveaux eurodéputés.

- l'Allemand Manfred Weber pour le Parti populaire européen (droite)
- le Néerlandais Frans Timmermans pour le Parti socialiste européen (gauche)
- le Tchèque Jan Zahradil pour les Conservateurs et réformistes européens (eurosceptiques)
- la Danoise Margrethe Vestager pour l'Alliance des démocrates et libéraux (centristes)
- l'Allemande Ska Keller pour les Verts
- le Belge Nico Cué pour le Parti de la gauche européenne (gauche radicale)