Benoît Hamon "veut incarner" le "choix naturel à gauche et le choix naturel de l'Europe" lors des élections européennes

Le candidat du Printemps européen Benoît Hamon explique, mercredi sur France Inter, que l'Europe est menacée par les libéraux et les nationalistes.

Benoît Hamon, fondateur du mouvement \"Génération-s\", le 3 avril 2019.
Benoît Hamon, fondateur du mouvement "Génération-s", le 3 avril 2019. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Benoît Hamon est candidat aux élections européennes sous la bannière du Printemps européen. C'est "le premier parti transnational européen", explique le leader du mouvement Génération-s, mercredi 3 avril sur France Inter. Dans cette optique, il "veut incarner dans cette élection européenne le choix naturel à gauche et le choix naturel de l'Europe".

"Le choix de s'inscrire dans un parti transnational est une prise de risque", explique Benoît Hamon qui déclare l'"assumer". Le candidat du Printemps européen se dit "libre de ne pas faire de la politique comme on la faisait auparavant". Après avoir quitté le PS en 2017, "je suis libre et celles et ceux qui m'entourent sont libres, nous sommes libres", a-t-il répété.

Une Europe "menacée"

"L'Europe est menacée" par les libéraux et les nationalistes, estime Benoît Hamon, pour qui "il faut repartir à l'offensive". Le leader du mouvement Génération-s défend l'idée d'une Europe sociale, écologique, mais aussi garante des libertés individuelles : "J'ai le sentiment aujourd'hui que l'Europe est en train de s'éroder (...) par les libertés. Ce sont les libertés fondamentales, celles des individus, des citoyens, qui sont mises en cause."

L'Europe est aussi "menacée par les libéraux qui mettent en concurrence les citoyens, les systèmes sociaux, elle est menacée par les nationalistes qui veulent eux opposer les États ou les souverainetés. Donc il faut repartir à l'offensive et le terrain des libertés me semble être aujourd'hui le terrain par lequel l'Europe est menacée", explique Benoît Hamon.