Elections municipales : à Perpignan, le candidat LREM se retire pour "faire barrage" au RN

Romain Grau, candidat de la République en marche, arrivé en 4e position au 1er tour des municipales à Perpignan, a annoncé son désistement, jeudi.

Romain Grau, alors candidat LREM à la mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales), pose devant son QG de campagne, le 27 janvier 2020.
Romain Grau, alors candidat LREM à la mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales), pose devant son QG de campagne, le 27 janvier 2020. (RAYMOND ROIG / AFP)

Il n'y aura pas de quadrangulaire à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Romain Grau, candidat de la République en marche, arrivé en 4e position au 1er tour des municipales à Perpignan, a annoncé son désistement, jeudi 28 mai. Son objectif : "faire barrage" au député du Rassemblement national Louis Aliot, arrivé largement en tête au 1er tour.

"Je ne peux me résoudre à voir le Rassemblement National de monsieur Aliot faire de notre ville un laboratoire de l'idéologie populiste d'extrême-droite comme il l'annonce depuis déjà plusieurs années", a déclaré le député des Pyrénées Orientales, dans un texte transmis à l'AFP. Le "retrait républicain, c'est à mes yeux aujourd'hui le seul moyen de faire barrage à monsieur Aliot", poursuit cet avocat de 45 ans, compagnon de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA.

L'écologiste Agnès Langevine doit se prononcer vendredi

Lors du 1er tour, le 15 mars, Louis Aliot, qui se présente sans étiquette, a totalisé 35,6% des voix, devant le maire LR sortant Jean-Marc Pujol (18,4%), l'écologiste Agnès Langevine (14,5%) et Romain Grau (13%).

La décision du député LREM sera-t-elle l'ébauche d'un large front républicain face à Louis Aliot comme en 2014 ? L'écologiste Agnès Langevine devrait se prononcer vendredi sur ses intentions pour le second tour. Jean-Marc Pujol et Agnès Langevine se sont mutuellement invités à se désister, chacun s'estimant le meilleur meilleur candidat pour faire échec au RN.