Présidentielle 2022 : "Eric Zemmour n'est ni un adversaire, ni un partenaire, c'est un concurrent", assure Marine Le Pen

La candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle est l'invitée, ce lundi, du nouveau rendez-vous de franceinfo.

Marine Le Pen est l\'invitée des \"Matins présidentiels\" de franceinfo, lundi 15 novembre 2021.
Marine Le Pen est l'invitée des "Matins présidentiels" de franceinfo, lundi 15 novembre 2021. (FRANCEINFO)
Ce qu'il faut savoir

Marine Le Pen, 53 ans, est l'invitée des "Matins présidentiels" de franceinfo, lundi 15 novembre, de 7 heures à 9 heures. Un nouveau rendez-vous dans lequel les candidats à l’Elysée détailleront tour à tour leur programme face à Marc Fauvelle, Salhia Brakhlia et aux experts de la rédaction. Deux heures en face-à-face et avec les questions des auditeurs pour prendre le temps de comprendre, détailler et questionner son projet présidentiel.

 Un rival nommé Zemmour. Pour Marine Le Pen, l'enjeu n'est plus de viser une victoire au second tour mais bien de se qualifier au second tour, à en croire certains des derniers sondages d'intentions de vote au premier tour. Un rival est apparu en la personne d'Eric Zemmour, qui ne s'est toujours pas déclaré candidat mais qui est de plus en plus en campagne, et qui selon les enquêtes talonne voire dépasse la candidate du Rassemblement national dans les intentions du premier tour, derrière Emmanuel Macron. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France en octobre, Eric Zemmour est la plus grande menace pour Marine Le Pen : il est crédité de 15% des intentions de vote contre 16 à 17% pour Marine Le Pen qui arrive deuxième des intentions de vote après Emmanuel Macron. Si Eric Zemmour n'est pas candidat, elle récolte 25% des intentions de vote.

 Virages à 180 degrés. Engagée dans une campagne de dédiabolisation de son parti depuis deux décennies, Marine Le Pen a poli le discours du RN et a pris des virages à 180 degrés sur certains sujets, notamment entre sa campagne de 2017 et aujourd'hui : terminées la tentation du Frexit, de sorties de l'euro et de l'espace Schengen, elle parle plutôt d'une "Europe qui préfère les Européens".

Marine Le Pen se place désormais sur les traces du général de Gaulle, jusqu'à se rendre à Bayeux (Calvados) pour saluer sa mémoire, le 9 novembre 2021, alors qu'une bonne part de la classe politique se pressait à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). Pour Marine Le Pen, c'est une rupture affichée avec l'histoire du Front national, né dans un antigaullisme virulent et devenu Rassemblement national en 2018.

 Immigration et pouvoir d'achat. Marine Le Pen a prévu de faire 22 propositions pour la présidentielle, lors de déplacements thématiques. Ces propositions seront ensuite rassemblées dans un livret en décembre. Pour l'instant, sa campagne suit deux grands axes principaux : l'immigration et le pouvoir d'achat. Avec deux affiches et deux nouveaux slogans : "Rendre aux Français leur pays" et "Rendre aux Français leur argent". Parmi ses priorités, un référendum pour inscrire dans la Constitution la "maîtrise" de l'immigration, la supériorité du droit français sur le droit international pour refondre "l'ensemble du droit applicable aux étrangers", "l’éloignement des étrangers condamnés pour crimes ou délits graves ou ceux qui portent atteinte à l’ordre public" et "l’interdiction de tout communautarisme".

Sur le pouvoir d'achat, Marine Le Pen veut "rendre 200 euros par mois" aux Français. Et elle multiplie les propositions : baisse de la TVA à 5,5% sur les carburants et l'énergie, suppression de la redevance en privatisant l'audiovisuel public, baisse du prix des péages en nationalisant les autoroutes, donner une pleine part fiscale aux familles qui ont un deuxième enfant, et remettre la demi-part fiscale pour les veufs et les veuves. Elle promet de ne pas augmenter les impôts et veut aussi inciter les entreprises à "augmenter les salaires jusqu'à deux fois le smic".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #LEPEN

09h14 : Il est temps de faire un nouveau point sur l'actualité :

Le port du masque est de nouveau obligatoire à l'école élémentaire dans toute la France, afin d'enrayer l'augmentation des contaminations au Covid-19. Il avait été levé avant les vacances de la Toussaint dans 79 départements.

• Météo France a placé le Var et les Alpes-Maritimes en alerte orange en raison des risques de vent violent. Les rafales attendues en milieu de journée atteindront 100 à 120km/h.

Le gouvernement irakien va organiser un premier vol de rapatriement des migrants originaires de son sol et coincés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne "sur la base du volontariat".

Marine Le Pen était l'invitée des "Matins présidentiels" de franceinfo entre 7 heures et 9 heures. Retrouvez son interview dans ce direct.

09h15 : "La chasse est un loisir populaire. (...) Il ne faut pas interdire la chasse. Maintenant il y a un problème", reconnaît Marine Le Pen après plusieurs incidents meurtriers. "Il faut se mettre autour de la table" pour discuter, prône la candidate, qui ne propose aucune mesure nouvelle.

08h34 : La candidate du Rassemblement national (elle s'est mise en congé de la présidence du parti le temps de la campagne) assure également qu'elle veut le retour du septennat, avec un mandat unique. Pour autant, elle ne s'engage pas elle-même à ne faire qu'un seul mandat : "J'ai besoin de dix ans pour faire ce que je souhaite faire."

08h26 : Si elle est élue en avril 2022, Marine Le Pen "souhaite faire un gouvernement d'union nationale", assure-t-elle sur franceinfo. "Tous ceux qui croient en la France, de Zemmour à Montebourg, ont vocation à pouvoir participer à un gouvernement d’union nationale".

08h03 : "Je demande à Emmanuel Macron un moratoire sur [le démantèlement de la centrale de] Fessenheim."

Si elle était élue, Marine Le Pen assure qu'elle rouvrirait la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), dont la fermeture a démarré en juin 2020. Elle promet également de démanteler les éoliennes.

08h03 : Marine Le Pen confirme sur franceinfo qu'elle est pour rétablir à 40 ans le nombre d'années de cotisations nécessaires pour partir à la retraite avec une pension complète (contre 41 ans et 3 mois pour un départ aujourd'hui). Comme Emmanuel Macron, elle promet qu'elle augmentera le montant minimum d'une pension de retraite à 1 000 euros.

07h39 : Interrogée sur Eric Zemmour, qui ne fait plus grand secret de sa participation à l'élection présidentielle, Marine Le Pen estime que celui-ci n'est "ni un adversaire, ni un partenaire, mais un concurrent". Ses propositions "sont plus immatures que celles que nous présentons", affrme-t-elle, assurant que le RN bénéficie de son expérience.

07h36 : La candidate soutenue par le RN souhaite-elle laisser les migrants "mourir de froid", comme le préconise le porte-parole du parti, Julien Odoul ? Non, assure-t-elle, estimant qu'il faut laisser le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés leur apporter des "soins" et de la "nourriture".

07h31 : Il ne faut pas céder au "chantage" de la Biélorussie, estime Marine Le Pen. Les Occidentaux accusent le régime d'Alexandre Loukachenko d'avoir délibérément orchestré la crise en encourageant les migrants à venir dans le pays, puis en les acheminant à la frontière.

07h31 : "En aucun cas, il ne faut ouvrir les frontières."

Marine Le Pen estime sur franceinfo que "l'Europe est assiégée", alors que des milliers de personnes venues du Moyen-Orient sont massées à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, espérant pouvoir gagner l'Union européenne.

07h26 : Marine Le Pen assure qu'elle se fera vacciner à une troisième reprise contre le Covid-19. Mais qu'elle "respecte" le choix de ceux qui feraient autrement. Quelle que soit la situation de l'épidémie, elle promet que si elle était élue en mai, elle n'imposerait pas de pass sanitaire.

(FRANCEINFO)

07h26 : La candidate RN réagissait à l'annonce, par l'Autriche, d'un nouveau confinement, dès aujourd'hui, qui ne concerne que les personnes non vaccinées ou qui n'ont pas contracté récemment le Covid-19. Environ 65% de la population a un schéma vaccinal complet en Autriche, un chiffre inférieur à la France (75%).

07h26 : "Un confinement n'a absolument pas lieu d'être", estime Marine Le Pen, invitée des "Matins présidentiels", nouveau rendez-vous politique de franceinfo. "Il en va de nos libertés", assure la candidate du Rassemblement national à la présidentielle.

07h27 : Marine Le Pen sera l'invitée des "Matins présidentiels" de franceinfo dans quelques minutes. Suivez son interview avec nous en allumant votre télé, votre radio ou dans ce direct. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle 2022, lors du congrès du parti à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 4 juillet 2021.(VALENTINE CHAPUIS / AFP)