Dette à Marseille : la nouvelle maire Michèle Rubirola va "écrire" à Emmanuel Macron "pour lui demander" un "soutien exceptionnel" de l'État

Marseille est l'une des villes les plus endettées de France. Dans un premier temps, elle "va demander un audit des finances pour savoir où on en est".

Michèle Rubirola, la maire de Marseille, le 25 juin 2020.
Michèle Rubirola, la maire de Marseille, le 25 juin 2020. (VALLAURI NICOLAS / MAXPPP)

"Je vais écrire au président de la République pour lui demander que l'État s'engage dans un temps de soutien exceptionnel pour rattraper au moins une partie de nos retards", a indiqué la nouvelle maire de Marseille, Michèle Rubirola, lundi 6 juillet sur France Bleu Provence, évoquant la dette de la ville. Marseille est l'une des villes les plus endettées de France, avec plus de 1 900 euros de dette par habitant, selon l'Institut Montaigne.

Michèle Rubirola souhaite d'abord "faire un état des lieux" : "On va demander un audit des finances pour savoir où on en est. Nous allons demander de suivre les préconisations de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et nous renégocierons la dette. Il y a toute une marge de manœuvre", a-t-elle assuré. En novembre dernier, la chambre régionale des comptes avait prévenu que le successeur de Jean-Claude Gaudin serait confronté au "mur de la dette".

Mot d'ordre : la transparence

"Ce n'est pas parce qu'il y a une dette qu'on ne va pas continuer à travailler", a toutefois souligné Michèle Rubirola. "On va chercher de nouvelles sources de financement pour la rénovation énergétique, il y a l'Ademe [Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie], il y a l'Anru [Agence nationale pour la rénovation urbaine], il y a les fonds européens et il y a aussi l'État", a passé en revue l'édile.

La nouvelle maire de Marseille a par ailleurs promis qu'elle travaillerait "en toute transparence" et qu'elle lutterait contre le "clientélisme" : "Les places d'attribution des logements sociaux seront faites par une commission en toute transparence sur des dossiers anonymes, les places en crèches seront faites aussi en transparence, et nous allons faire en sorte que les Marseillaises et les Marseillais sachent comment nous pratiquons."