Départementales : le PS perd le Nord

La gauche est éliminée dans une vingtaine des 41 cantons du département, selon les résultats partiels du premier tour. Seule consolation : Patrick Kanner, seul ministre de plein exercice en lice lors de ce scrutin, arrive largement en tête dans son canton.

Le ministre de la Ville, de la Jeunesse, et des Sports, Patrick Kanner, vote à Lille (Nord), le 22 mars 2015, lors du premier tour des élections départementales.
Le ministre de la Ville, de la Jeunesse, et des Sports, Patrick Kanner, vote à Lille (Nord), le 22 mars 2015, lors du premier tour des élections départementales. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

La rose socialiste s'est fanée dans le Nord, au soir du premier tour des élections départementales, dimanche 22 mars. Eliminé dans 27 cantons sur les 41 que compte le département le plus peuplé de France, le PS va perdre le Nord qu'il contrôle depuis 1998. Dans le détail, les binomes PS et Union de la gauche ne recueillent que 21,35% des suffrages exprimés, distancés par le FN à 31,8% et l'UMP-UDI à 30,4%. Le Nord est par ailleurs l'un des départements qui aura le moins voté, avec une abstention de 53,2%.

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Ancien président du conseil général, Patrick Kanner n'avait pourtant pas ménagé ses efforts durant la campagne, multipliant les déplacements et les réunions publiques pour tenter d'éviter un basculement à droite. Seul ministre de plein exercice en lice lors de scrutin, le ministre de la Ville limite la casse : il arrive largement en tête dans son canton, avec 37,6% des voix, et affrontera au second tour le Front national, qui recueille 23,4% des suffrages.

Martine Aubry appelle à faire barrage au FN

Plus que la droite, ce sont d'ailleurs les candidats frontistes qui s'en sortent le mieux dans le département : leurs binômes se qualifient dans 38 des 41 cantons. Face aux nombreux duels droite-FN qui se profilent, la maire PS de Lille, Martine Aubry, a déjà donné sa consigne de vote, en appelant à faire barrage à l'extrême droite partout où cela sera nécessaire.