Départementales : le parti musulman renonce à présenter des candidats, sauf à Marseille

Par manque de moyens, l'Union des démocrates musulmans français (UMDF) a décidé de se concentrer sur le premier canton de la cité phocéenne, annonce mardi le fondateur du parti Najib Azergui. 

Capture d\'écran du site de l\'Union des démocrates musulmans français.
Capture d'écran du site de l'Union des démocrates musulmans français. (UNION DES DÉMOCRATES MUSULMANS FRANÇAIS)

Après un premier élan d'enthousiasme, les membres de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse, indique Le Parisien dans son édition du mardi 17 février. Ils abandonnent ainsi l'idée de présenter des candidats pour les élections départementales à Bobigny (Seine-Saint-Denis), à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), dans le Rhône, à Nice (Alpes-Maritimes) ou encore à Strasbourg (Bas-Rhin).

Se concentrer sur Marseille

Reculer pour mieux sauter. L'UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l'ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille. Dans cette zone qui correspond au centre-ville de la cité phocéenne, la "dynamique est énorme", assure au Parisien le parti musulman.

La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines. Plusieurs "donateurs anonymes" se sont ainsi écartés du mouvement. Conséquence, le parti n'a plus les moyens d'assumer toutes les campagnes envisagées au départ, comme l'explique au quotidien le fondateur du parti Najib Azergui : "On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu'il fallait entre 11 000 et 25 000 euros, selon la région, pour financer une candidature aux départementales."