A Hayange, les élections départementales ne passionnent pas

Dans ce bassin ouvrier, la gauche est à la tête du canton depuis 50 ans. Une donnée qui pourrait changer après les élections départementales. Ici, on s'attend à un fort recul de la majorité.

FRANCE 2

À Hayange (Moselle), la gauche était chez elle. Dans ce bassin ouvrier qu'elle a dirigé pendant 50 ans, ses candidats ne font plus recette. Après avoir remporté la mairie de la ville, le Front National et son candidat Fabien Engelmann rêve de réitérer l'expérience lors des élections de ce dimanche 22 mars. "À l'époque de Jean Marie le Pen, vous aviez un vote de contestation, aujourd'hui c'est un vote d'adhésion, les gens adhèrent à notre programme", commente l'élu au micro de France 2. Aux élections européennes, la commune avait voté à 35% pour le Front National.

La gauche dispersée, la droite en embuscade

Ici, les hauts fourneaux d'ArcelorMittal ont fermé il y a deux ans et la gauche apparaît divisée : "Je ne peux pas condamner la politique d'austérité et à un autre moment dire on s'embrasse on oublie tout car il y a une élection, et parce qu'il y a le Front National", juge Serge Jurczak, candidat du Front de gauche. À droite, difficile aussi de rassembler. Si la droite apparaît unie, la population n'a pas oublié la promesse non tenue de Nicolas Sarkozy. À Gandrange, il avait promis que l'aciérie ne fermerait pas. Dans ce canton où le taux de chômage avoisine les 42%, les départementales ne sont pas la première préoccupation de la population.

Le JT
Les autres sujets du JT
Charles Demouge, candidat UMP à l\'élection législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs, dans un bureau de vote de Fesches-le-Châtel, le 1er février 2015.
Charles Demouge, candidat UMP à l'élection législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs, dans un bureau de vote de Fesches-le-Châtel, le 1er février 2015. (MAXPPP)