Egypte : le cinquantenaire du barrage d'Assouan

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Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 12/05/2014Durée : 00h38

Il y a 50 ans en Egypte, le 15 mai 1964, Nasser et son allié soviétique Kroutchev, présidaient à l'inauguration du barrage d'Assouan sur le Nil. La fin d'un chantier monumental et très symbolique.

Avec son imposant carcasse de béton il se dresse sur le chemin du plus majestueux des fleuves. le Nil se heurte depuis 50 ans au barrage d'Assouan. Il devait à l'époque révolutionner la vie des Egyptiens. Lorsque les première pierres sont posées, l'objectif est de réguler le débit du fleuve pour lutter contre les crues fréquentes et meurtrières. L'édifice devrait aussi incarner la renaissance de l'Egypte, d'où l'euphorie des ouvriers de l'époque. L'inauguration intervient quelques années plus tard. L'URSS a financé en partie les travaux, le président Khrouchtchev pose au côté du président égyptien Nasser.

En appuyant sur le bouton qui a mis le feu à une décharge de 160 kg de dynamite, les deux hommes d'Etat ont dévié le cours du fleuve. 10 ans seront nécessaires pour achever cet ouvrage dont M. Khrouchtchev a dit qu'il sera la 8e merveille du monde.

La merveille va en menacer d'autres. Les trésors du temple d'Abou Simbel sont Iéchées par les eaux qui s'accumulent au pied du barrage. Il faut les déplacer en urgence. Les statues découpées à l'aide de scies mécaniques avant d'être reconstituées 64 mètres plus haut, à l'abri des eaux. Un autre temple est déplacé par voie ferrée. On creuse sous le monument avant de le faire glisser sur des rails. Le barrage va faire vite déchanter les agriculteurs. Cette eau permet d'irriguer les terres mais elle n'est pas riche. Elle contraint les fermiers à recourir aux engrais de façon intensive.

Avant, c'était bon pour l'agriculture. On n'avait pas besoin de produits chimiques. de pulvériser des produits.

La pollution massive a fait disparaître les poissons et contaminer les hommes. Le barrage d'Assouan se retrouve sous la menace d'un autre barrage, situé à plus de 2 000 km de là. C'est le plus grand d'Afrique, en cours de construction en Ethiopie baptisé le "barrage de la renaissance". Il provoque l'inquiétude des fermiers égyptiens.

Cette eau est un don de Dieu, nous l'utilisons pour irriguer nos champs Si les Ethiopiens construisent ce barrage, nous ne sommes même pas sûrs qu'ils nous approvisionnerons en eau. Ils vont tout garder pour eux peut-être.

L'Egypte sera-t-elle un jour coupée des précieuses ressources en eau que lui apporte le Nil ? Les pays africains ne reculent devant rien pour exploiter la fougue du plus grand des fleuves du continent.

Un escroc présumé retrouvé à la télévision brésilienne.

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