Ecoutes de Nicolas Sarkozy : la défense de Christiane Taubira

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 12/03/2014Durée : 00h48

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Il en a fait un très beau livre, "Pensées en chemin".

L'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy bouscule le monde politique. La semaine dernière, la droite était dans les cordes. C'est au tour du gouvernement de s'expliquer. Le Premier ministre a démenti les propos tenus lundi par C. Taubira. Manuel Valls a déclaré ce matin qu'il ne savait rien avant les publications par la presse. Alors qui savait quoi et à quel moment.

Faire taire la polémique au plus vite. Sitôt le Conseil des ministres fini, Christiane Taubira, tout sourire, se dirige vers la salle de presse et elle entend ses défendre. non je ne démissionne pas. Je veux bien entendre "malentendu". Je répète qu'il n'y a pas de mensonge.

Face à la polémique, la garde des Sceaux brandit les preuves, selon elle, de sa bonne foi.

Voilà ce qui est remonté à la chancelerie. Si vous pensez qu'il y a là des compte-rendus et des synthèses d'interceptions c'est votre liberté et votre imagination. Dans ce pays dorénavant, il peut se passer plusieurs mois sans que le garde des Sceaux ne soit informé qu'un ancien Président est sous écoutes. Voilà le pays dans lequel nous vivons depuis 20 mois. Moi, je m'en réjouis.

Le 26 février dernier, le procureur de Paris alerte la chancellerie de l'ouverture d'une information judiciaire contre Nicolas Sarkozy. Il signale que l'ancien président est écouté depuis plusieurs mois, mais ne dévoile à aucun moment le contenu de ces écoutes. La garde des Sceaux en informe immédiatement Matignon, mais l'information n'aurait pas été transmise au Premier ministre. Ce matin, il affirmait n'avoir jamais rien su.

Manuel Valls, à quel moment avez-vous été informé.

A l'occcasion des révélations du "Monde".

Vous l'avez appris par la presse comme nous.

Absolument.

Manuel Valls affirme avoir été informé de ces écoutes le 7 mars. Le ministre de l'intérieur comme la garde des Sceaux l'ont affirmé, ce n'est que le 4 mars que François Hollande aurait été officiellement prévenu.

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