Volkswagen : le scandale va-t-il couler l'entreprise ?

Des enquêtes en France, en Allemagne, en Italie, en Corée du Sud. Après la révélation d'une fraude massive aux tests antipollution, Volkswagen se retrouve au coeur du plus gros scandale ayant touché l' industrie automobile. Et rien n' y fait, pas même les excuses du patron du groupe allemand. Un groupe solide, mais qui va devoir faire face au conséquences de cette affaire.

(L'entrée de Volkswagen à Wolfsburg, ce mercredi matin © Radio France - Sébastien Baer)

Le  triomphe aura été de courte durée pour Volkswagen. A peine devenu, numéro un mondial des ventes, le géant allemand vacille. Financièrement d'abord. En deux jours, l'action a plongé : moins 35%. Le constructeur risque une amende de 16 milliards d'euros, c'est cinq milliards de plus que ses profits annuels.

Pourtant  avec  plus de 200 milliards de chiffre d'affaire, Volkswagen a les reins solides. Mais avec la perspective d'un recul des ventes aux Etats-Unis et ailleurs, c'est un coup d'arrêt au moins provisoire pour son développement. Sans compter le coût immédiat du rappel de millions de véhicules.

"Il s'agit de triche et du coup, pour l'image du constructeur, les conséquences seront néfastes "

L'industrie automobile a vu d'autres cas mais selon Flavien Neuvy, expert du secteur, l'affaire Volkswagen est tout de même trés singulière : "Lorsqu'il y a des défauts techniques, systématiquement, les constructeurs appliquent le principe de précaution et à long terme il n'y a pas de dégradation de l'image parce que les constructeurs essaient de réparer les anomalies. Mais là, il s'agit de triche et du coup, pour l'image du constructeur, les conséquences seront néfastes à moyen et à long terme ".

Slogan détourné

Conséquences incalculables surtout pour une marque qui a construit sa réputation et son marketing sur la fiabilité de ses modèles, comme le proclame son slogan, "Place à la confiance ".

Slogan qui fait déjà l'objet de parodies sur les réseaux sociaux. Plus rien ne tourne rond pour Volkswagen, qui devra à coup sûr revoir toute sa stratégie de communication. Et alors que se tient le salon automobile de Francfort.

"C'est comme une trahison" - une réaction parmi d'autres au salon de Francfort - le reportage de Sébastien Baer.
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(© ide)