Vivarte : l'ex-PDG est parti avec trois millions d'euros d'indemnités

C'est le journal Le Parisien qui le révèle : Marc Lelandais a quitté ses fonctions en octobre, en désaccord sur "la conduite future du groupe", avec un très gros chèque... qui fait un peu tache, au moment où le groupe supprime 1.600 postes. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron se dit "choqué" mais "l'Etat ne va pas s'immiscer".

(Marc Lelandais ne sera resté que deux ans à la tête de Vivarte © SIPA/ Jean-Christophe Tardivon)

3,075 millions d'euros très exactement : c'est le montant des indemnités de départ touchées par Marc Lelandais, lorsqu'il a quitté la direction du groupe Vivarte en octobre dernier. Selon le journal Le Parisien-Aujourd'hui en France , qui révèle le chiffre, l'ex-PDG ne sera resté que deux ans en poste avant de partir, en "désaccord sur la conduite future du groupe" .

Selon le détail de l'accord, Marc Lelandais a touché un "bonus pour restructuration" d'un million d'euros, auquel s'ajoute une indemnité de sortie d'un autre million, et un dernier million pour solde de tout compte.

Un très gros parachute doré qui fait un peu grincer des dents chez les 17.000 salariés du groupe (La Halle, André, Kookaï), sonnés par l'annonce de 1.600 suppressions de postes. 174 des 620 magasins de La Halle aux vêtements vont fermer, et peut-être 23 de plus ; 37 magasins André également.

Dans un communiqué, Marc Lelandais conteste ces chiffres... mais ne donne pas les siens. "Le journal Le Parisien a annoncé ce matin des chiffres sur d'éventuelles conditions de mon départ de la présidence du groupe Vivarte qui sont faux".

"Choquant"

"Evidemment c'est choquant" , a réagi Emmanuel Macron. "Evidemment que c'est cette partie de l'économie de marché dans laquelle nous vivons qui est devenue incompréhensible, qui crée des inégalités inexplicables et que vous ne pouvez pas défendre !" 

Et c'est tout : "l'Etat ne va pas s'immiscer, je ne vais pas faire une loi pour le patron de Vivarte" , a conclu le ministre de l'Economie.