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Vidéo Un cartel de loueurs de voitures soupçonné d'entente

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 Un cartel de loueurs de voitures soupçonné d'entente
FRANCE 2
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France Télévisions

Plusieurs cartels ont été épinglés ces derniers mois par l'Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles.

Une nouvelle affaire d'ententes entre marques. Une enquête a été ouverte par l'Autorité de la concurrence sur plusieurs loueurs de voitures, soupçonnés de s'être livrés à des pratiques anticoncurrentielles afin de gonfler leurs tarifs dans les gares ou les aéroports.

Plusieurs cartels ont été épinglés ces derniers mois par l'Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles. Le 12 mars, le gendarme de la concurrence a condamné 11 groupes laitiers à des amendes d'un total de 192,7 millions d'euros pour entente sur les prix et les appels d'offres concernant des produits laitiers frais de marques distributeurs. Le 6 mai, 21 industriels du secteur de la volaille ont été condamnés pour une entente, écopant d'une amende globale de 15,2 millions d'euros.

Les loueurs de voitures contestent

D'après Le Figaro, qui a révélé l'information, six loueurs sont visés par l'enquête : Europcar, Avis Budget, Hertz, Citer, Sixt et Ada. Ils sont soupçonnés de s'être concertés sur une surcharge tarifaire dans les gares et de s'être échangé des informations sur leurs pratiques commerciales dans les aéroports.

Le premier volet, concernant la surcharge dans les gares ferroviaires, concerne une période allant de 2005 à 2008. Selon une source proche du dossier, il s'agit du volet le plus important de l'enquête. Celui concernant les aéroports remonte à 2003-2008, selon le document financier d'Europcar. Les "échanges d'informations" auraient eu lieu dans une douzaine d'aéroports français, dont ceux de Roissy et d'Orly.

Dans un communiqué, Europcar a dit contester "formellement les griefs qui lui ont été notifiés", précisant défendre "très fortement cette position auprès de l'Autorité de la concurrence". Le directeur général d'Ada a assuré de son côté que sa société n'était concernée "que par l'un des deux volets, celui des aéroports".

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